Randonner en France

Stress, besoin de se ressourcer… les Français n’ont jamais autant marché, sur les chemins de Saint-Jacques (de Compostelle), de Stevenson (Massif central) ou sur le GR 20 en Corse. Cette année encore, plus de 50 000 marcheurs ont arpenté les allées de Destinations nature, le Salon des nouvelles randonnées qui s’est tenu à Paris du 30 mars au 1er avril.

Au printemps, en été, parfois l’hiver en raquettes, les randonneurs sont nombreux à se lancer sur les sentiers de petite (PR) ou grande randonnée (GR). Et le tour du Mont-Blanc reste un des topo-guides de la Fédération française de randonnée pédestre les plus vendus.

En France ou à l’étranger, plus de cinq millions de Français de plus de 15 ans déclarent faire de la randonnée pédestre, dont la moitié en montagne, selon une enquête réalisée par le ministère des sports en 2010. “En trente ans, la marche a énormément changé, note David Le Breton dans son livre Marcher (Métailié, 166 p., 9 euros). Aujourd’hui, elle s’impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres.”

On part en groupe mais, c’est la nouveauté, de préférence sans accompagnateur. On ne compte plus le nombre de livres-guides spécialisés dans les balades et randonnées, et tous les voyagistes d’aventure proposent des randonnées “en liberté”, à pied, à vélo, avec un âne pour les familles accompagnées de jeunes enfants… “On apporte la logistique (hébergement, transport des sacs d’un point à un autre chaque jour et road-book), et les clients font ce qu’ils veulent. Ils marchent à leur rythme”, explique Vincent Fonvieille, directeur de La Balaguère, le premier voyagiste, avec Chamina, à avoir proposé ce nouveau type de randonnée dès le milieu des années 1980. Avec un impératif toutefois : arriver le soir au gîte, au refuge ou à l’hôtel, où les chambres ont été réservées à l’avance, et suivre les sentiers indiqués dans le topo-guide fourni au départ avec les cartes IGN au 25/1 000.

“Les randonneurs recherchent de plus en plus du sur-mesure”, constate Clémence Carcanague de Terres d’aventure. “Les gens veulent changer leur manière de voyager, être débarrassés de toute contrainte”, ajoute Marc Cambrezy, responsable des randonnées “en liberté” d’Allibert. Seule contrainte avant d’enfiler ses chaussures de marche et de se lancer sur les sentiers : savoir lire une carte, se familiariser avec le topo-guide et surtout avoir déjà une expérience de la randonnée.

“Il y a là un petit côté “aventure” que l’on ne retrouve pas dans les groupes accompagnés, témoigne Brigitte Saint-Cricq, 61 ans. On dispose d’une boussole, d’un topo-guide. On cherche son chemin. Parfois on se perd, mais on se retrouve !”

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