Par La Rando √

Entretien avec l’aventurier Gilles Bordenave

Qui n’a pas rêver de traverser l’Amazonie en solitaire réputée pour son hostilité ? Nous partons à la rencontre de l’aventurier Gilles Bordenave, également membre d’EXPLORE. Découvrez son interview sur son voyage en Amazonie où il a traversé le Brésil, la Colombie et le Pérou…


La Rando: En quelques mots, qui es-tu?
Gilles:
Je m’appelle Gilles Bordenave, j’ai 45 ans.
J’ai quitté mes fonctions d’Etat que javais choisi par vocation, pour découvrir un autre monde: celui du cinéma. Régisseur cinématographique et audiovisuel de métier, je démarre depuis peu, un projet agricole et touristique. Je suis né dans les Pyrénées Ariegeoises , d’où ma passion pour les paysages à l’état sauvage.
Je vis depuis une dizaine d’années en Guyane française.
Malgré quelques escapades dans les forêts de France et de Corse, ainsi que dans le Sahara Occidental où j’y ai vécu ma première grande expérience. C’est surtout au coeur de la forêt Guyanaise que j’ai développé de vrais compétences sur des expéditions de plus de 20 jours.


La Rando: D’où vient ta passion pour l’aventure ?
Gilles: Grâce aux récits de Sylvain Tesson, que j’ai découvert en 2004.
Au fond de moi, il y avait le désir d’échapper au chemin balisé qui m’attendait…le travail, une maison, le mariage, les enfants… Comme une envie de vivre une toute autre expérience , découvrir l’inconnu , faites de rencontres improbables au coeur des régions les plus reculées.
Mais l’aventure, je la conçois sans matériel moderne, sans logistique et en solitaire. Parce que j’aspire à une vie libre, parce que les seules contraintes me seront imposées par Madame Nature. 
Sans aucune prétention face aux vrais explorateurs tels que Mike Horn ou Tesson, je pars à la recherche de mes limites ,de mes peurs. C’est aussi se rendre compte de la chance de vivre cela, tout en prenant acte que la mort me guette au 1er faux pas.
Partir avec mon sac à dos, sans GPS, sans boussole, sans téléphone satellite et sans transport motorisé, telles sont mes conditions d’aventure. Mais c’est surtout , ne rien planifier à l’avance sur le parcours choisi.


La Rando: Quelle est l’expérience de ta vie que tu as préférée ?
Gilles: L’Amazonie bien-sûr. Entre la faune et la flore et les rencontres inattendues, cette forêt et son immensité donnent lieu à des réflexions sur l’action de l’homme sur cette Terre. Mais entre la déshydratation, le manque de nourriture, les blessures, la maladie, la peur, le désarroi s’accentue de plus en plus. Le danger sous toutes ses formes prend alors sa signification.
Cependant, de belles images ont croisé mon chemin: pêcheurs brésiliens, paysans péruviens, indiens d’Amazonie, narco trafiquants Colombiens et Jésuites israélites. Autant de rencontres imprévues, qui pour certaines, ont changé le cours de mon voyage.


La Rando: Quels sont tes projets ?
Gilles: Tout d’abord, commencer par quelques excursions de 10 à 20 jours en compagnie de ma récente partenaire : Zoé ma chienne. Elle a déjà fait ses preuves en forêt mais reste encore un peu trop curieuse à mon goût. Dans ce genre de périples, rien ne vaut la sagesse et la prudence. Mais les deux futurs grands projets seront la traversée des grands horizons: en Argentine et au Chili. Toujours dans les mêmes conditions extrêmes. Plus tard, seul cette fois ci, la traversée du désert de la mort (valley death) au Texas, USA.


La Rando: A tous les membres de La Rando qui nous lisent et qui t’encouragent, quels conseils leur donnerais-tu pour réaliser leur rêve ?
Gilles: Nous avons tous des ambitions personnelles et professionnelles. Mais parfois, les objectifs ne sont pas atteints, soit par manque de chance ou d’opportunité, soit par les aléas de la vie. Mais sachez, que seuls les rêves d’aventures que nous avons tous en nous, peuvent être réalisés. A chacun ses rêves, chacun son niveau. Et une chose est sûre, le bonheur ressenti est bien plus fort que ce que l’on croit. Un bonheur et une fierté qui rejoint ce sentiment de liberté vous changera à tout jamais.

Par La Rando √

Emission de Survie à la radio

Le premier salon français du survivalisme se tient jusqu’à dimanche à Paris. Depuis quelques années, ce mouvement se démocratise et tend à devenir protéiforme. De nouvelles formes voient le jour, regroupées sous l’appellation de néosurvivalisme. Témoignages.

 

Construire un abri en forêt, apprendre à chasser, à pêcher, à se passer d’électricité tout en développant sa capacité de survie. Pourquoi ? Parce que la catastrophe est imminente. Telle pourrait être la devise des survivalistes. Pour autant, le concept de catastrophe peut varier en fonction des individus, des peurs contemporaines ou des influences politiques. C’est pourquoi, depuis quelques années, le mouvement survivaliste s’est fractionné en plusieurs sous-catégories, la principale étant le néosurvivalisme. On peut compter une centaine de groupes survivalistes différents reliés à la page Facebook du Réseau Survivaliste Français. En somme, le survivalisme s’est démocratisé, comme le prouve la tenue du premier Salon du Survivalisme, jusqu’à dimanche, à Paris. La littérature survivaliste s’est également développée. Les survivalistes disposent désormais de leur propre magazine, Survival Mag. Mais si la pratique de la survie en milieu hostile est en vogue, cela n’a pas toujours été le cas. Témoignages recueillis par Boris Loumagne.

 

“Les survivalistes sont dans un désir de catastrophe”, Bertrand Vidal, sociologue
Bertrand Vidal est sociologue à l’université Paul-Valéry-Montpellier 3. Il étudie la culture survivaliste depuis 2012, date à laquelle il a terminé une thèse sur l’imaginaire et la représentation des catastrophes dans les médias. Selon lui, un survivaliste est “un individu qui se prépare à une rupture de la normalité, un événement imprévu. Le survivaliste développe une culture de l’anticipation catastrophique”. Le terme est né dans les années 60, aux Etats-Unis. La peur du communisme et l’angoisse d’une attaque nucléaire favorisent le développement du mouvement. “Le néologisme est inventé par Kurt Saxon, qui distribue des manuels de survie, manuels imprimés notamment par le parti nazi américain.” A chaque grande crise, son survivalisme, analyse Bertrand Vidal : “Durant les années 70, la crise économique et la crise pétrolière éclatant, les peurs changent, le survivalisme évolue. Cette angoisse resurgira en France et aux USA en 2004 et en 2008.”

Quant au néosurvivalisme, il croît concomitamment à la “peur de la catastrophe écologique, estime Bertrand Vidal. Ces individus ont rompu avec la tradition nauséabonde, xénophobe du survivalisme originel. Tous les survivalistes ne sont pas d’extrême droite. Toutefois, comme certains individus sont apeurés, des gens comme Alain Soral, Piero San Giorgio – un leader d’extrême droite suisse survivaliste – essaient de fixer la peur en identifiant un ennemi. Chez Soral ou San Giorgio, c’est la finance, c’est l’étranger, etc.” Ce survivalisme traditionnel laisse peu à peu la place au néosurvivalisme. Et ce, parce que les peurs ont évolué. La crise environnementale devient la préoccupation principale, résume Bertrand Vidal : “Les néosurvivalistes quittent les villes mais pas pour aménager leur bunker, plutôt pour aménager ce qu’ils appellent leur base autonome durable, un petit lopin de terre qu’ils vont cultiver, où ils vont appliquer la permaculture, la biodynamie. Le tout en essayant d’avoir une identité à l’inverse du monde tel qu’il le voit, du consumérisme, de la société du tout jetable.” Le néosurvivalisme serait-il d’extrême gauche ? Pas vraiment, répond Bertrand Vidal : “Il y a un recyclage du mouvement de la décroissance, du colibri et autres. Mais à l’inverse de ces mouvements écologistes, les néosurvivalistes ne sont pas mûs par le même imaginaire. Quand un écologiste quitte la ville pour cultiver son jardin, il le fait pour rendre le monde meilleur. Pour les survivalistes, ce n’est pas pour rendre le monde meilleur, c’est parce qu’il y a une catastrophe qui plane et c’est donc le seul moyen pour s’en sortir.” Pour en savoir plus sur l’histoire du mouvement, Bertrand Vidal sortira, dans le courant de l’année 2018, un livre intitulé Les Survivalistes,aux éditions Archè.

 

“Ma pratique, ce n’est pas le survivalisme, c’est plutôt de la résilience, du retour aux sources”, Laurence Talleux, spécialiste des plantes sauvages comestibles

Laurence Talleux est la présidente de l’association Echappées sauvages, basée dans le Lot-et-Garonne. Laurence Talleux organise depuis 2010 des sorties en forêt, avec un objectif : “Apprendre à être autonome.” Loin du stéréotype du survivaliste paranoïaque qui stocke des boîtes de conserve dans un bunker, Laurence Talleux estime que “s’il fallait accoler un mot à ma pratique, ce serait plutôt de la résilience ou du retour aux sources.”  Vivre avec “simplicité, comme le faisait nos grands-parents” , tout en se “préparant à un éventuel problème.” Et pour se prémunir d’un risque écologique ou économique, les bénévoles de l’association forment leurs adhérents aux méthodes de survie basiques. “On apprend à faire du bois pour le feu, à purifier l’eau et on fait une formation aux plantes sauvages comestibles, ses plantes que l’on connaît tous – le pissenlit, l’ortie, le plantain – mais que l’on n’utilise pas en tant que plantes alimentaires.

Se préparer à une éventuelle catastrophe, c’est une prudence ancestrale selon Laurence Talleux : “Nos grands-parents, quand ils faisaient des conserves, c’était peut-être parce que l’année d’après, le jardin allait moins donner de légumes. Du coup, il fallait avoir à manger.” Ce retour aux sources promu par Laurence Talleux est une manière de “se reconnecter à la nature”. Selon elle, la chaîne de la connaissance s’est brisée. C’est ce dont témoignent les personnes accompagnées par Laurence : “Il y a le regret de ne pas avoir eu de transmission de nos parents ou grands-parents. En deux générations, le savoir s’est perdu parce que la vie citadine a pris le pas. Or, on connaît les mal-êtres qu’engendre le fait de vivre dans des milieux sur-urbains.” Ces maux de la ville, Laurence Talleux les a fuis. Elle qui a travaillé longtemps “dans des bureaux”, se consacre désormais pleinement à la diffusion de son savoir naturaliste. “On fait partie de nature, on est lié à cette nature”, conclut-elle. 

Source: Franceculture

 

Par La Rando √

Mike Horn nommé aventurier de la décennie

Mike Horn a été nommé aventurier de la décennie à Les Hommes de l’Année 2018 GQ. Mike Horn incarne une nouvelle figure du héros moderne. Un héros engagé et bien conscient que l’ultime aventure consiste à sauver la planète… Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore. Mike Horn (Michael Frédérick Horn) est né le  à Johannesburg en Afrique du Sud, c’est un explorateur-aventurier de nationalité suisse et sud-africaine, de culture afrikaner, résidant en Suisse. 

Son premier contact avec l’aventure a lieu en 1991 : il explore les Andes péruviennes en raft et parapente. Dès lors, le virus est en lui. On lui demande de devenir membre de l’équipe « Sector No Limits » en 1994, un groupe d’une vingtaine d’athlètes prêts à repousser toujours plus loin les limites du possible. Pour découvrir ses conférences et émissions à la TV , cliquez ici: Qui est Mike Horn ?

Revenu du Pôle Sud en solitaire, l’explorateur Mike Horn s’est battu comme un beau diable pour réparer ­Pangaea, son voilier blessé, et ainsi ­rallier l’Arctique puis marcher jusqu’au Pôle Nord.

Mais la planète en a décidé autrement. Le temps d’une halte, l’aventurier de 52 ans a ­répondu aux questions  de GQ pour faire un point sur l’état de la planète. Lire la suite “Mike Horn nommé aventurier de la décennie”

Par Randonnée

Comment survivre en forêt ?

Il y a la théorie et la pratique. Survivre en forêt demande parfois beaucoup de connaissances, contrairement à la TV où l’on vous enseigne les bases uniquement. Il y a aussi l’aspect psychologique. Dans les émissions de télévision, tout semble facile et réalisable depuis chez vous, mais lorsque vous vous trouvez dans une situation difficile, votre perspective et votre perception change radicalement. Lire la suite “Comment survivre en forêt ?”

Par La Rando √

Comment débuter son jardin potager

On pense que débuter un potager n’est pas toujours facile alors voici une petite vidéo pour vous encourager à créer votre propre potager, la première étant de choisir sa taille et son emplacement optimal. Choisissez des espèces faciles à cultiver. En graines : Radis, carottes, navets, betteraves, haricots, petits pois, fèves, ou encore des légumes-feuilles comme les épinards ou la mâche. Découvrez cette vidéo. Lire la suite “Comment débuter son jardin potager”

Par La Rando √

Comment faire ses besoins dans les bois ?

Un sujet tabou mais qui mérite qu’on s’y arrête quelques minutes tout de même. Une envie pressante ? Ça toque à la porte ? Les anglais ont débarqué ? Comment ne pas importuner les promeneurs avec ses propres déjections tout en préservant Mère Nature ? Voici une vidéo (de merde) dans laquelle vous découvrirez comment favoriser au mieux la dégradation de nos mictions et autres fèces afin de préserver notre environnement et s’éviter de mauvaises rencontres. Lire la suite “Comment faire ses besoins dans les bois ?”

Par La Rando √

North Sentinel, l’île interdit aux Hommes

North Sentinel est l’une des îles Andaman, situées dans l’océan Indien, au sud de la baie du Bengale. La caractéristique la plus intéressante et originale de l’île se trouve dans les tribus indigènes qui vivent là-bas depuis environ 60.000 ans. Les Sentinelles, en effet, sont les descendants directs de la première communauté d’origine de l’Afrique qui n’ont aucun contact avec le monde extérieur, qu’ils rejettent avec force. Suspectant de subir le même traitement que beaucoup d’autres tribus indigènes, ils protègent fermement leur territoire et leur culture. Lire la suite “North Sentinel, l’île interdit aux Hommes”