Alerte: Virus mortel dans le parc américain de Yosemite

10.000 personnes pourraient avoir été en contact avec ce virus mortel, véhiculé par des souris, lors de leur séjour dans le parc américain de Yosemite. Six personnes ont contracté la maladie, deux en sont mortes. C’est une vague d’infections sans précédent dans un même endroit. Au moins six cas de syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), une maladie véhiculée par la salive ou les excréments de souris, ont été détectés aux États-Unis chez des touristes ayant séjourné dans un camping du Parc national de Yosemite, en Californie. Deux de ces cas se sont révélés mortels. D’autres cas suspects font l’objet d’une investigation. Le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC) a estimé vendredi que 10.000 personnes sont susceptibles d’avoir été en contact avec le virus lors de leur séjour dans le célèbre parc naturel.

Tous les malades ont séjourné dans le «Curry Village» et ont loué une tente-cabine à double-mur, appelée «Signature». Ces tentes au nombre de 91 sur les 400 disponibles dans le camping ont été fermées mardi. Les administrateurs du parc ont contacté les 2900 personnes qui ont réservé une place dans les «Signature» entre le 10 juin et le 24 août. Sachant que les cabines peuvent accueillir 4 visiteurs, près de 10.000 touristes pourraient être concernés. «Les tentes ont été désinfectées le 24 août et les visiteurs relogés. Mais les personnes ayant séjourné là entre le 10 juin et le 24 août peuvent courir le risque de développer le HPS dans un délai de six semaines», prévient le CDC.

Plus d’un tiers des cas sont mortels

Isolées avec deux cloisons, les tentes «Signature» offraient un endroit de nidation tentant pour les rongeurs qui pouvaient se glisser dans l’espace entre les deux murs. Cette vague de cas remet en cause les actions prophylactiques entreprises par les responsables de Yosemite. En 2010, un visiteur du parc avait développé la maladie. Des analyses avaient révélé que 18% des souris de la race portant le virus étaient infectées. Le parc avait donc mis au point une nouvelle stratégie anti-hantavirus en avril dernier.

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