Par La Rando

Qatar National Bank, actionnaire d’Ecobank

Un nouvel actionnaire fait son entrée dans le capital du groupe Ecobank. Le géant qatari  « Qatar National Bank » a indiqué ce jeudi avoir racheté les parts de la société AMCON (12,4%) dans le capital du groupe panafricain. L’Objectif du nouvel actionnaire est d’occuper la place de leader sur le continent africain et au moyen orient en 2017. L’opération de rachat effectuée par Qatar National Bank concerne les actions ordinaires et celles privilégiées convertibles détenues par la société Asset Management Company du Nigeria (AMCON) sur la Bourse du Nigeria (Nigerian Stock Exchange). La nouvelle acquisition de la banque qatarie fait d’elle, le deuxième actionnaire du groupe après le fonds de pension sud-africain Public Investment Corporation et devant IFC, la filiale de la Banque mondiale.

Ecobank de son côté espère pénétrer de nouveaux marchés (notamment ceux de l’Afrique du Nord et du moyen orient). « Ce partenariat stratégique avec QNB, une des banques les plus solides du monde, permettra un meilleur accès de Ecobank aux régions Afrique du Nord et pays du Golfe », a indiqué le groupe panafricain évoquant l’heureuse expérience avec Nedbank qui lui a ouvert les portes du marché sud-africain. Lire la suite sur africatopsuccess.com…

Par La Rando

Qatar Airways améliore la Business de ses A320/A330

Les passagers de Qatar Airways voyageant sur les A320 et A330 de la compagnie vont bientôt pouvoir profiter de sièges plus confortables en BusinessSignal.

Qatar Airways va installer des sièges s’allongeant totalement à l’horizontale sur ses A320 (desservant des routes moins fréquentées) et sur ses A330 utilisés sur les routes plus populaires.

Ces deux types avions sont opérés sur des volsSignal régionaux ainsi que sur certaines routes vers l’Europe (NDLR : les vols vers ParisSignal sont opérés en A340 déjà équipés de sièges s’allongeant totalement à l’horizontale comme pour la plupart des grandes destinations).

Selon FlightGlobal, ces nouveaux sièges seraient installés sur les A330-200 par la société ZR Technics de Zurich.

Un A330 aurait déjà été équipé de ces sièges et serait opérationnel : l’installation de ces sièges sur les autres avions serait prévu d’ici cet été.

On en sait moins concernant les A320 :nous avions indiqué en décembre 2013 que Qatar Airways prévoyait d’installer des sièges s’allongeant totalement à l’horizontale sur ses A320.

Mais en fin d’année la compagnie avait refusé de s’engager sur des dates de déploiement.

Selon des sources bien informées, les sièges seraient en cours d’installation.

C’est une décision importante alors que peu de compagnies proposent de tels sièges sur les A320 non seulement parce qu’ils prennent plus de place mais surtout parce qu’ils sont plus lourds.

Une exception est British Airways.

Les A320 sont configurés avec deux rangées de deux sièges en Business avec un total de 12 sièges, soit autant qu’avant.

Comme ces nouveaux sièges prennent plus de place, la classe écoSignal a été réduite de 132 à 120 sièges.

On ne sait pas si toute la flotte d’A320 sera dotée de ces nouveaux sièges: Qatar Airways en possède 30 au total.

L’une des raison en est que Qatar Airways est la compagnie de lancement de l’A320neo : la compagnie du Qatar en aurait commandé pas moins de 80.

Même si les A320neo ne doivent pas entrer en service avant quelques années, ils seront certainement équipés de ces nouveaux sièges.

Les détails de la configuration des cabines des A330 n’ont pas été publiés.

Source Businesstravel.fr

 

Par La Rando

Qatar Holding investit dans Vente-privee.com

Le site de ventes événementielles en ligne Vente-privee.com accueille un nouvel investisseur. Qatar Holding, une structure financière liée au fonds souverain d’investissement qatari, entre au capital du site fondé par l’entrepreneur français Jacques-Antoine Granjon. Lancé en 2001, Vente-privee écoule, grâce à des ventes événementielles en ligne, les surstocks de marques de textile et de maroquinerie, et fait de même dans la vente de voyages et de vins de prestige. Il est aujourd’hui présent dans huit pays d’Europe et se développe aux Etats-Unis.

Pour l’instant, le fondateur du site, entreprise non cotée et donc non soumise à l’obligation de rendre publiques ce type d’informations, se refuse à donner tout détail quant à la somme investie par les Qataris. Mais cette participation demeure minortaire, assure M. Granjon.

« UN FONDS DE RÉFÉRENCE »

L’arrivée de Qatar Holding parmi les actionnaires du site français ne s’accompagne pas d’une augmentation de capital ni d’une levée de fonds, mais est simplement le résultat de la cession des parts de l’un des actionnaires. Là encore, impossible, pour l’instant, de savoir qui s’est désengagé. Un contexte qui rend compliquée toute tentative d’estimation de la valorisation de la société. Lire la suite sur LeMonde.fr…

Par La Rando

Les investissements des pays du golfe en Occident

Les pays du golfe Persique accaparent méthodiquement des actifs des grandes entreprises occidentales. Les investisseurs des pays du monde arabe ne font pas que profiter d’une conjoncture favorable, ils créent également des structures financières et industrielles stables dans d’autres pays. Cela inquiète déjà en Europe. Plusieurs analystes et la presse commencent à parler d’une expansion économique ciblée des pays arabes en Occident.

Le journal espagnol La Vanguardia a titré « Le nouvel empire arabe ». Les informations rassemblées par le quotidien sont en effet impressionnantes. Par exemple, le Qatar possède la tour The Shard et le grand magasin Harrods à Londres. Doha contrôle le géant français de l’information Lagardère, le légendaire joailler américain Tiffany et les Allemands Volkswagen-Porsche et Siemens. Les Émirats arabes unis (E.A.U.) possèdent la compagnie pétrolière espagnole CEPSA et ont des parts dans de grandes sociétés, telles que General Electric, Airbus et Boeing. Le Koweït a acquis le siège social européen de la Bank of America et investit dans le grand projet urbaniste de Hudson Yards à New York. Qui plus est, ces pays contrôlent pratiquement tout le football.

Les autorités des pays du golfe Persique déclarent qu’il y a une forte concurrence entre eux. C’est pour cela que, lorsque, par exemple, le Qatar annonce un quelconque projet grandiose, l’Arabie saoudite doit répondre par quelque chose d’au moins aussi grandiose. C’est l’Orient ! Les autorités manœuvrent surtout à l’orientale : ces derniers temps, dans les actes, il ne s’agit pas vraiment de concurrence, mais plutôt d’une merveilleuse entente (ne fut-ce que lors du « Printemps arabe »). Cependant, pour Vassili Kouznetsov, directeur du Centre des systèmes politiques et la faculté de politique internationale de l’université d’État Lomonossov de Moscou, il n’est pour le moment pas question d’expansion.

« Évidemment, il y a l’idée de faire croître son influence dans l’économie et la politique internationale. Le fait que la politique des États du golfe Persique soit pour beaucoup subjective représente une certaine difficulté. Dans ces monarchies, la stratégie de politique étrangère est élaborée par un cercle très fermé de personnes derrière des portes closes. Cela augmente l’imprévisibilité politique et plusieurs risques. De façon tout à fait théorique, il peut s’agir de l’institution d’une unité du monde arabe. Toutefois, cette idée n’est pas mise en œuvre par l’élite politique, mais par des groupes précis. »

Il faut dire que ce point de vue est loin d’être partagé par tout le monde. Comment appeler l’énorme injection de fonds des pays arabes dans les projets urbains, industriels et bancaires européens et américains si ce n’est pas une expansion ? Il faut aussi noter que cette expansion est surtout visible dans deux secteurs : le transport aérien et le football. Comme le souligne Olivia Orozco, économiste et historienne du Centre d’études du monde arabe, le golfe Persique est en train de se transformer en nœud, en pont entre l’Europe, les États-Unis et l’Asie. Doha, Dubaï et Abou Dabi construisent actuellement d’énormes terminaux internationaux, à côté desquels seront construits de somptueux hôtels et centres commerciaux. À l’étranger, les transports aériens du Qatar et des E.A.U. se développent avec succès. Leurs compagnies aériennes nationales ouvrent de nouvelles lignes vers les États-Unis, l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient et sont considérées comme les meilleures au monde. En ce qui concerne le football, le seul exemple espagnol suffira. Dans le cadre d’une campagne de relations publiques bien pensée, deux grands outils de propagande ont su interagir : le Real Madrid est sponsorisé par la compagnie aérienne Emirates, tandis que le FC Barcelone est parrainé par son concurrent Qatar Airways.

Bref, il est évident que Doha, Dubaï et Abou Dabi agissent selon un plan commun réglé comme du papier à musique. Il est pour l’instant question de créer une place d’armes économique. Sergueï Demidenko, expert orientaliste de l’Institut des évaluations stratégiques, estime qu’à l’avenir, l’expansion pourrait se dérouler sur le plan politique.

« Actuellement, les élites financières du golfe Persique font partie de l’élite mondiale. Ces pays ne craignent déjà plus la répression de l’Occident. Ils ont la possibilité de mettre en place une ligne politique complètement indépendante. Ils ne sont plus des parias, des hors-la-loi, mais des partenaires à part entière des grands capitaux et des grandes entreprises occidentales. Des sommes colossales sont placées en Europe. En prenant en compte sa situation, l’Europe ne s’en sortira surement pas sans argent arabe. À cet égard, je prévois qu’il y aura également une expansion politique et culturelle. »

L’expert n’exclut pas que les organisations radicales qui agissent actuellement en Europe soient financées par certains cercles des pays du golfe Persique. Pour le moment, ils font encore attention et restent discrets.

Par: Igor Siletski
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Le fonds du Qatar (QIA) en action

Enhardi par ses succès, le fonds qatari, ou Qatar Investment Authority (QIA), multiplie les initiatives. Une première pour un fonds souverain, il va coter à la Bourse de Doha un de ses véhicules d’investissement, « Doha global investment », un fonds dont l’objectif est d’investir à l’étranger. Un moyen de rapprocher les Qataris – les seuls à pouvoir y souscrire -de leur fonds souverain. Les étrangers ne pourront acheter des actions qu’une fois l’introduction réalisée. Cette entité sera dotée de 12 milliards de dollars et détenue à 50% par le fonds souverain, mais elle mènera une politique d’investissement autonome. Elle assure un dividende de 5% à ses actionnaires la première année. Le pays cherche par ailleurs à augmenter sa notation, actuellement la même (AA) que celle des Etats-Unis. Lire la suite sur LesEchos.fr…
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Business au Qatar et politique avec Sarkozy

Analyse tirée du journal Le Monde du 11 mars 2013 dans laquelle j’apporte des compléments d’information sur le fonds d’investissement du Qatar : « Ce n’est pas parce qu’il est ancien président de la République qu’il est voué à devenir trappiste. » Claude Guéant, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, a défendu, dimanche 10 mars sur France Inter, les ambitions de Nicolas Sarkozy. Mais, entre la politique et l’argent, l’ancien président, âgé de 58 ans et replié dans ses locaux de la rue Miromesnil à Paris, peine à choisir. La planète médiatique s’en mêle.
Jeudi, Nicolas Sarkozy s’est présenté en recours pour sauver la France du naufrage dans un entretien non assumé à l’hebdomadaire de droite Valeurs actuelles. L’affaire fait un flop, et deux jours plus tard, le quotidien britannique Financial Times lui prédit un avenir dans le business. Dans un article du 9 mars, cosigné par son directeur de la rédaction Lionel Barber, le FT explique que le Qatar a proposé à l’ancien chef d’Etat d’apporter 500 millions d’euros dans un fonds qui investirait en Espagne, au Maroc et au Brésil.
Bref, les pays où Nicolas Sarkozy se sent bien : l’Espagne, où il a l’amitié de l’ancien premier ministre conservateur José Maria Aznar et les réseaux de son ami Alain Minc ; le royaume du Maroc, son lieu de villégiature ; le Brésil, le pays de l’ancien président Lula et du père naturel de sa femme, Carla Bruni.

« Il reçoit beaucoup de propositions, mais il n’en a tranché aucune », confirme l’entourage de Nicolas Sarkozy, qui lâche que le quotidien des affaires de la City essaie depuis des mois d’écrire un article sur le sujet. Cette fois-ci serait-elle la bonne ? Nicolas Sarkozy n’aurait pas un rôle opérationnel, mais serait apporteur d’affaires, un homme de contacts. Son ancien conseiller Alain Minc indique que « Nicolas Sarkozy n’a rien décidé et, de toute façon, il n’a pas que la possibilité indiquée par le Financial Times ». Selon lui, « l’article est erroné en ce qu’il se concentre exclusivement sur le Qatar ».
Lire la suite sur mon Blog Le Monde…

Par La Rando

Qatar Investment Authority (QIA)

Le Qatar Investment Authority (QIA) est le fonds d’investissement souverain de l’émirat du Qatar, présidé par le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani. Fondé en 2005, il détiendrait 85 milliards USD d’actifs. Le QIA contrôle un peu plus de 6 % du capital d’EADS, 15,1 % des actions du London Stock Exchange et 17 % de Volkswagen. Il est actionnaire du Groupe Lagardère à hauteur de 12,83 %. Etablie en 2005, la Qatar Investment Authority (QIA), le fonds souverain de l’émirat gazier, occupe la 12e place du classement Preqin publié en avril 2012 qui fait autorité. La QIA dispose de 80 milliards de dollars d’actifs (61 milliards d’euros). Le fonds est divisé en deux structures, Qatari Diar (immobilier) et Qatar Holdings.

En 2011, la QIA a investi 21,7 milliards de dollars à l’étranger. La QIA possède des participations dans General Motors, Banco Santander, Miramax, Porsche, VW, Crédit suisse ou le London Stock Exchange. Elle est propriétaire du grand magasin londonien Harrods. En France, la QIA possède 100 % du PSG et de Paris Handball, les immeubles Virgin, HSBC, Lido et plusieurs hôtels de luxe. Elle est actionnaire à hauteur de 12,83 % du groupe Largardère. C’est un investisseur dormant, peu impliqué dans la vie des entreprises concernées. Lire la suite…
Voici la liste des investissements:
Finance

  • Al Ahli Bank
  • Al Rayan Bank
  • Alpha Bank
  • Doha Bank
  • Qatar Islamic Bank
  • Qatar National Bank
  • Abu Dhabi and Qatar Fund
  • Agricultural Bank of China
  • Banco Santander Brasil
  • Barclays
  • Bulgarian-Qatari Company
  • Crédit suisse
  • Dragon Capital
  • Libyan-Qatari joint investment fund
  • QIA Malaysia fund
  • QIA and Sudan
  • The First Investor
  • Vietnam-Qatar Fund
  • Qatar and Oman Investment Company
  • Qatar-Britain Clean Energy Investment Fund
  • Qatar-Sri Lanka Investment Fund
  • Commercialbank
  • Philippines and Qatar fund
  • TFI-Gazprombank fund
  • Qatar Dubai Investments
  • Qatar-Britain Clean Energy Investment Fund
  • Qatar Holding Indonesia
  • Industrial and Commercial Bank of China
  • London Stock Exchange
  • Qatar Exchange
  • PME Infrastructure Management Limited Fund

Immobilier et hôtellerie

  • Hôtel Martinez à Cannes
  • Hôtel du Louvre à Paris
  • Hôtel Concorde Lafayette à Paris
  • Hôtel Palais de la Méditerranée à Nice
  • Barwa Real Estate Company
  • un complexe hôtelier à Chypre
  • un projet touristique en Égypte, sur la mer Rouge
  • Fairmont Raffles
  • Four Season Health Care
  • MAIA Luxury Resort and Spa
  • La Fermière de Cannes (22,7 %)
  • Raffles Hotel
  • Qatari Diar Brazil property fund
  • Qatari Diar Real Estate Investment Company
  • Songbird Estates
  • Kaladbro Estate
  • Moroccan Touristic Engineering Company
  • Sharm el-Sheikh resort
  • Al-Rayyan Hills
  • Al Difaf development
  • Park House
  • Complexe touristique à Tozeur
  • Horizon Towers
  • Rawabi
  • Sino-Singapore Tianjin Eco-City project
  • Lusail development
  • Energy City

Industrie

  • EADS
  • Porsche
  • Volkswagen

Transport

  • Qatar Airways
  • Qatar Railways Development Company
  • Doha and Bahrain rail link

Sport

  • Paris Saint-Germain FC (100 % du club)
  • Paris Saint-Germain Handball (100 % du club)

Autres

  • Adecoagro
  • Atheer
  • Bayti
  • Bellway PLC
  • Cayo Largo del Sur
  • Cegelec S.A. (100 %), puis cédé à Vinci
  • Chelsea Barracks
  • Chelsfield Partners LLP
  • City-CenterDC
  • Clover Downs
  • Delta Commercial Property
  • Diar Infrastructure Services Company
  • Fisker Automotive, Inc.
  • Frankel
  • Grosvenor Square
  • Harrods
  • Hassad Food
  • Hochtief
  • Hochtief and Qatari Diar JV
  • J Sainsbury PLC
  • JSM Indochina
  • Groupe Lagardère
  • Lusail International Media Company
  • Miramax Films
  • Mushaireb
  • NHP Portfolio
  • Nicosia property development
  • PME Infrastructure Management Limited Fund
  • Petronet LNG
  • Plavi horizonti
  • Primus Pacific Partners
  • Q-West
  • QD SBG Group
  • Qatar Telecom
  • Raffles Medical Group
  • Suez Environnement
  • Veolia Environnement (5 %)
  • Vinci (31 500 000 actions)
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Qatar, conférence des Nations unies contre le réchauffement climatique

On en entend de plus en plus parler et ce mois de novembre n’aura fait qu’augmenter sa notoriété tant il aura été particulièrement dense pour sa diplomatie. Minuscule par sa taille mais débordant d’ambitions, le Qatar va une nouvelle fois être au cœur de l’attention mondiale en accueillant à partir de ce lundi la 18e conférence des Nations unies contre le réchauffement climatique (COP18).
Survenant peu de temps après la réunion des factions de l’opposition syrienne au cours de laquelle l’émirat aura été l’artisan majeur de l’unification, Doha va continuer à occuper le devant de la scène en devenant l’épicentre d’un autre moment fort de l’agenda international.
17 000 délégués provenant des quatre coins de la planète sont attendus pour cette grand-messe de l’écologie qui s’étale sur deux semaines avec l’objectif délicat de renforcer une coopération internationale au point mort depuis l’échec du sommet de Copenhague de décembre 2010.

A Doha, une industrie de la conférence

Cette conférence arrive à une période où l’émirat ne cesse de bousculer l’échiquier politique régional. Souhaitant apparaître comme un lieu privilégié des règlements des conflits et longtemps considéré, au moins jusqu’à l’avènement du Printemps arabe, comme un médiateur des différentes lignes de fracture au Moyen-Orient (accord de Doha pour le Liban en 2008, « processus pour le Soudan » sur la question du Darfour, réconciliation inter-palestinienne, etc.), le Qatar a ajouté à son dispositif diplomatique cette volonté de devenir un lieu stratégique de rayonnement intellectuel.
Depuis plusieurs années, c’est le monde entier qui se croise à Doha et le pays a développé une forme d’industrie des conférences qui en fait un des endroits au monde les plus prisés pour l’organisation de colloques.
La liste des évènements qui s’y déroulent donne la mesure de cette nouvelle dimension : ces derniers mois, le congrès de l’Union postale universelle, la conférence de l’ONU sur l’Alliance des civilisations, le congrès international du pétrole, ne sont que quelques uns des moments qui ont vu défiler dans l’émirat les principaux décideurs de la planète.
Cette stratégie du « marketing mondial de positionnement », tel que définie par le professeur Loïc Ravenel, prend désormais un accent de plus en plus fort.
En plus de la réunion de l’opposition syrienne, le pays a aussi reçu en ce mois de novembre le quatrième sommet Wise (World Innovation Summit for Education) dont il est l’initiateur. Véritable Davos de l’éducation, cette plateforme a réuni des centaines de professionnels pour plancher sur l’innovation dans les techniques de l’enseignement ou les moyens d’arriver à une scolarisation universelle.
Lire la suite sur mon Blog Le Monde …