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Maroc, futur Dubai de l’Afrique

afrique maroc businessConfronté à l’absence d’un marché maghrébin intégré, le pays doit se tourner vers l’Europe et l’Afrique de l’Ouest pour continuer à se développer. Ce modèle est bien connu en Asie, où il a fait ses preuves. Le Maroc n’est ni la Corée du Sud ni Singapour. Experts, militants, politiques, journalistes ne cessent de se le dire, avec parfois un brin de délectation morose. Mais au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Dans son double cadre régional – arabe et africain –, le Maroc confirme son choix d’un modèle de développement propre. Lire la suite “Maroc, futur Dubai de l’Afrique”

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Dubaï Islamic Bank s’installe au Kenya

dubai islamic bank emirats arabes unisDubaï Islamic Bank, la plus importante banque islamique des Emirats Arabes Unis, envisage de démarrer ses activités au Kenya avant fin 2016. Le groupe bancaire devrait ainsi devenir la troisième institution financière à offrir des services bancaires compatibles à la règle islamique au Kenya, pays dont 10% des 44 millions d’habitant sont musulmans. Lire la suite “Dubaï Islamic Bank s’installe au Kenya”

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DP World de Dubaï au Mozambique

Selon l’Agence de Presse des Emirats WAM, Maputo Port Development Company, MPDC, le consortium qui détient le bail de l’exploitation du port de Maputo au Mozambique et dans lequel DP World de Dubaï détient une participation majeure, annonce un processus de sélection pour le dragage du canal d’accès au port. Le projet viser à développer la profondeur du canal de 11 mètres actuellement à 14 mètres.
MPDC est un consortium formé par la société étatique des ports et des chemins de fer, CFM, et la société privée Portus Indico, une joint-venture entre DP World, Grindrod d’Afrique du Sud et de la société locale, Mocambique Gestores. Lire la suite “DP World de Dubaï au Mozambique”

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Les banques s’implantent en Afrique

L’Afrique subsaharienne est la région du monde qui compte le plus grand nombre d’utilisateurs de services financiers sur mobile, avec 98 millions de personnes, selon le BCG. Qui évalue le potentiel du seul marché des paiements mobiles dans cette zone géographique à 1,5 milliard de dollars en 2019.

Il y a eu l’Asie, l’Amérique du Sud, l’Europe de l’Est… Aujourd’hui, les entreprises en général, et les banques en particulier, convoitent un nouvel eldorado géographique : l’Afrique subsaharienne, dont l’économie croît de 5% en moyenne par an. Lire la suite “Les banques s’implantent en Afrique”

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La Fondation Al Maktoum de Dubai aide l’Afrique

afrique fondation almaktoum dubaiLa Fondation Al Maktoum a commencé à distribuer 4446 sacs de blé pour les personnes touchées par la guerre au Soudan et les réfugiés en Afrique centrale. La distribution fait partie d’un budget de Dh60 millions de la fondation alloué à des projets caritatifs à l’étranger.
Selon un haut fonctionnaire, la fondation caritative a planté 130 000hectares de terres agricoles fertiles dans la région Atbara au nord du Soudan avec du blé cette année.
Mohammed Obaid bin Ghannam, secrétaire général de la Fondation Al Maktoum, déclare que la récolte de blé de cette année est distribuée exclusivement aux personnes les plus pauvres et les nécessiteux dans les régions défavorisées. «La moisson abondantede 130.000 hectares dans Atbaraa été livrée à L’Organisation islamique Dawahafin d’être distribuée aux nécessiteux. »
Le blé a été planté par la Fondation en collaboration avec Emirates Rawabi, une entreprise de produits laitiers et de volaille.Les bénéficiaires étaient très heureux de la contribution généreuse et ont exprimé leur profonde gratitude à la Fondation Al Maktoum pour son soutien en nature et constante.” La fondation a atteint plus de 60 pays avec ses initiatives humanitaires depuis sa création en 1997.
Dr Mohammed Othman, secrétaire général adjoint de l’Organisation islamique Dawah, affirme : La longue liste des bénéficiaires comprend des personnes touchées par la guerre au Darfour, au Kordofan-Sud, ainsi que les réfugiés du Sud-Soudan dans l’Etat du Nil Blanc, et les personnes évacuées de l’Afrique centrale.”


La Fondation a étendu ses activités philanthropiques en Afrique suivant les directives de Cheikh Hamdan bin Rashid Al Maktoum, Vice-Souverain de Dubaï et Ministre des Finances des Emirats.
“La Fondation Al Maktoum a jusqu’ici construit 40 écoles secondaires, des collèges et des universités en Afrique, notamment en Somalie, plus de 1500 étudiants étudient ou ont déjà obtenu un diplôme des collèges de médecine, pharmacie, soins infirmiers, ingénierie, économie, administration et autres spécialités.”
Mirza Hussain AlSayegh, membre du conseil d’administration de la Fondation Al Maktoum, affirme aussi que 60 pour cent du budget annuel de Dh 100millions de la Fondation est consacré à des programmes à l’étranger. «Des centaines de milliers de personnes dans le monde bénéficient de l’aide généreuse qui représente 1,2 milliard de dirhams sur la période de 1997 à2011.
AlSayegh souligne que les réalisations de la Fondation couvrent l’éducation, la santé, les programmes religieux, le soutien aux étudiants, le parrainage des orphelins et l’aide aux personnes ayant des besoins spéciaux et les étudiants pauvres.
“La Fondation AlMaktoum envoie également des denrées alimentaires pour les régions défavorisées à l’étranger.’’

Source: Khaleej Times

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Dubai, eldorado des Africains

dubai-africain-afrique-uaeLa capitale économique des Emirats arabes unis séduit les Africains, attirés par les prix imbattables des produits. Mais aussi par les opportunités d’emplois.

Si les commerçants Africains sont toujours nombreux à s’approvisionner en Chine, ils sont aussi de plus en plus tentés par Dubaï. En Afrique de l’Est notamment, il n’est pas rare de tomber sur des cartons dans les administrations mentionnant l’origine des biens achetés. Bureaux, fauteuils, ordinateurs: les Etats préfèrent de plus en plus acheter à Dubaï, plus proche, moins cher et aussi plus facile qu’en Chine.

Les lumières des grandes tours de la capitale économique des Emirats arabes unis sont synonymes de modernité et de commerce. Selon le ministère émirati du Commerce extérieur, les échanges commerciaux se sont élevés, en 2010, à 6 milliards de dollars entre les Emirats arabes-unis et ses principaux clients africains: l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Ethiopie, le Kenya, le Nigeria et la Tanzanie.

Une sorte de caverne d’Ali Baba

Les Africains qui s’installent à Dubaï commercent avec le continent. D’autres profitent des liaisons aériennes d’Emirates Airlines pour s’y rendre régulièrement et acheter des marchandises qu’ils acheminent ensuite dans leur pays. Marché sans taxe, Dubaï est une aubaine pour les Africains à la recherche de produits à bas coût, en provenance d’Asie.

Certains Africains ont mis en place de véritables filières d’approvisionnement avec leur pays. Les émigrés africains dubai-uaeont aussi profité de conditions très souples pour s’y installer: les Emirats délivrent plus facilement des visas. L’instauration de zones franches permet aussi aux Africains de démarrer des affaires dans des conditions propices à l’investissement, avec peu ou pas de taxes.

L’électroménager, les voitures, les téléviseurs, téléphones et autres ordinateurs ont la cote auprès des acheteurs africains. On estime aujourd’hui que les trois-quarts des marchandises arrivées à Dubaï sont exportés. Enclavée, la République démocratique du Congo a sauté sur l’occasion depuis une dizaine d’années déjà: les Congolais de Dubaï, organisateurs du fret, ont ouvert des agences dans des villes de provinces de la RDC pour promouvoir des équipements introuvables dans le pays et bien souvent en Afrique.

Les marchandises arrivent le plus clair du temps par voie maritime au Kenya et en Tanzanie. Des Ougandais, des Kényans, des Soudanais et des Ethiopiens en ont fait autant avec leur pays depuis Dubaï.

Commerce de marchandises, mais pas que

La capitale économique des Emirats arabes unis ne fait pas que vendre à sens unique: ce hub du commerce mondial achète aussi des minéraux —diamants notamment— aux pays africains, avant de les revendre en Asie, en essayant d’en tirer de bons prix.

emirats-dubaiLes filières ont été mises en place par des Africains émigrés. En RDC notamment, les Emirats arabes unis sont devenus beaucoup plus regardants sur l’origine des pierres, afin de ne pas encourager le commerce illégal et de servir les groupes armés de la région. A Dubaï, les Africains ne sont pas restés au commerce: ils ont investi quasiment tous les champs. Mais il reste assez difficile d’évaluer le nombre d’expatriés du continent. Dubaï, une ville en chantier permanent, attire de nombreux Sud-Africains désireux de travailler dans le génie civil ou la construction comme architecte. Ils seraient, selon plusieurs estimations, entre 50.000 et 100.000.

Pour un chercheur en économie de l’université du Cap, Anthony Black, il n’y a pas de secret à l’intérêt porté par les Sud-Africains les plus qualifiés à Dubaï:  

«Ce sont surtout des salaires plus hauts qu’en Afrique du Sud qui les incite à partir.»

Généralement, les Sud-Africains arrivent après la fin de leurs études ou après une première expérience professionnelle dans leur pays.

Des salaires défiant toute concurrence

«La vie à Dubaï est si excitante, avec une population composée à 80% d’expatriés. Le luxe, les loisirs, dubai-afriqueset bien évidemment de bons salaires, en font un endroit où l’on se sent bien», confie un trentenaire sud-africain qui prévoit de rentrer au pays «dans quelques années».

Les Ouest-Africains, surtout des Camerounais et des Nigérians, sont aussi employés comme ingénieurs ou médecins. Dubaï se montre aussi généreux avec eux pour l’octroi de bourses d’études.

Place financière mondiale, Dubaï héberge les sièges de nombreuses banques pour le Moyen-Orient: Kényans, Sud-Africains, Zimbabwéens, et Nigérians y travaillent et s’y sentent comme chez eux. Pour certains, ce n’est parfois qu’une étape vers des ambitions plus grandes. Sur les chantiers, qui se comptent par dizaines, travaillent aussi des expatriés africains —surtout de la Corne du continent— mais pas aux places les plus convoitées.

Servant de main-d’œuvre, «leur nombre ne va faire qu’augmenter au cours des prochaines années», prévient Dilip Ratha, chef de l’unité migration et transferts de fonds à la Banque mondiale, au détriment de l’«émigration historique» composée d’Asiatiques, Indiens et Bangladais en tête.

«Les autorités des Emirats veulent diversifier la main-d’œuvre, dans le but de faire jouer la concurrence sur les salaires vis-à-vis des Asiatiques, devenus trop gourmands à leurs yeux», explique Dilip Ratha.

Enfin, celui qui flâne n’aura pas de mal à trouver des restaurants africains: Ethiopiens et Marocains ont en effet été les précurseurs dans ce domaine. On compte aujourd’hui à Dubaï plus d’une vingtaine d’établissements proposant la cuisine et des saveurs originaires des quatre coins du continent africain.

Arnaud Bébien

Source: slateafrique.com