A la suite d’une rencontre avec le président tchadien Idriss Déby à Khartoum, Omar Al-Bashir a annoncé que le Qatar « dans ses efforts visant à stimuler les relations bilatérales entre les deux pays », financera la route entre El Geneina et à Abéché dans l’est du Tchad. La Chine construira, elle, la voie ferrée parallèle.
Le Qatar, qui parraine le processus de paix au Darfour, s’est engagé également à soutenir financièrement des projets économiques entre les deux pays de manière à éviter un retour des tensions entre les deux voisins.
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La compagnie Alnoor Holdings basée au Qatar annonce un budget faramineux pour la production d’un film sur la vie du prophète de l’Islam Mohamed (Paix soit sur Lui) qui dépasse le budget de Pirates des Caraïbes et Guerre et Paix.
Avec 300 millions de dollars, Pirates des Caraïbes 3 est considéré comme le films le plus cher de l’histoire. Cependant, après ajustement dû à l’inflation en 2005, Guerre et Paix est selon le magasine Forbes, le film le plus cher de l’histoire à ce jour avec 700 millions de dollars. Ce record de budget consacré à un film s’apprête à être battu. C’est un film en 7 volets qui se penchera sur la vie du prophète de l’Islam Mahomet et qui coûtera 1 milliard de dollars soit 755 millions d’euros. Le projet a déjà été annoncé en 2009 mais à l’époque uniquement trois parties étaient prévues avec un budget de 1,5 million de dollars. Les ambitions de la production sont donc immenses. Le théologien Cheikh Youssef Al-Qaradaoui connu pour ses émissions sur la chaîne qatarie Al-Jazeera sera consultant sur le projet.
Dans un communiqué à l’AFP, la compagnie Alnoor précise : « L’équipe des experts a fini d’écrire le scénario après avoir surmonté de nombreux défis artistiques et dramatiques ». Il y a trois ans, le nom du producteur Barrie Osborne (Matrix) circulait pour le projet. Bien sûr, le personnage du Prophète Mohamed (Paix soit sur Lui) n’apparaîtra pas à l’écran puisqu’il est interdit dans l’Islam de le représenter. Le réalisateur devra donc recourir à des trésors d’imagination. Le but avoué de ce film est de redorer l’image de la religion qui a été ternie ces dernières années et encore plus il y a quelques mois avec ce film à petit budget, L’innocence des musulmans, qui avait provoqué de violentes réactions.
En 1977, sortait Le Message, un film de près de 3 heures consacré à la vie du prophète Mohamed (Paix soit sur Lui). Nous vous proposons de le voir ci-dessous: Lire la suite « Qatar: Un film sur la vie du prophète Mohamed (saw) »
Nicolas Sarkozy, selon le Monde, en avait parlé dès novembre 2011 : « Moi aussi, dans le futur, je voudrais gagner de l’argent. » C’est donc le cas aujourd’hui, puisque l’ancien président s’est spécialisé dans des tournées de conférences lucratives. Mais cela pourrait l’être beaucoup plus, à en croire le Financial Times. En effet, plusieurs fonds souverains, notamment celui du Qatar, lui auraient proposé de le soutenir à hauteur de 500 millions d’euros pour lancer un fonds d’investissement.
Nicolas Sarkozy aurait un « rôle non exécutif » et ne conduirait pas lui-même les investissements. Il serait à l’origine des transactions, ouvrant les portes grâce à son réseau.
Le fonds serait basé à Paris et investirait dans des entreprises de pays émergents tels que le Brésil, ou dans des pays tels que l’Espagne et le Maroc.
Une porte-parole de Nicolas Sarkozy a réagi en notant que l’ancien président « reçoit régulièrement des propositions dans le domaine des affaires et n’a pour l’instant dit oui à aucune ».
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Wadjda, 12 ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles. Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée. La bande annonce:
Un tribunal saoudien a condamné samedi deux défenseurs des droits de l’Homme à de lourdes peines de prison et dissous leur association, a rapporté un correspondant de l’AFP. Le juge de la cour criminelle de Ryad a ordonné, dans un verdict, « la dissolution, pour non obtention d’autorisation, de l’Association saoudienne pour les droits civiques et politiques (ACPRA) et la saisie de ses avoirs ».
Il a également confirmé une peine de six ans prononcée par un tribunal de première instance contre l’un des animateurs de l’association, Abdallah al-Hamed, et y a ajouté une nouvelle peine de cinq ans.
M. Hamed a été aussi condamné à une interdiction de voyage de onze ans qui commencera à sa sortie de prison.
L’autre animateur de l’ACPRA, Mohammed Gahtani, a été condamné à dix ans de prison et à une interdiction de voyage de dix ans à sa sortie de prison.
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La semaine prochaine en Arabie saoudite, sept hommes – déclarés coupables de vol à main armée après avoir semble-t-il « avoué » sous la torture – devraient être exécutés et l’un d’eux crucifié, ce qui confirme la conception fondamentalement imparfaite de la loi et de l’ordre dans ce pays.
Ces hommes, dont deux étaient apparemment mineurs au moment des faits, ont été condamnés en 2009 à l’issue d’un procès rapide, sur la base d’ »aveux » qui semblent leur avoir été extorqués sous la torture. Ils n’ont pas été autorisés à avoir un avocat et se sont vu refuser le droit de faire appel.
La peine de mort en Arabie saoudite en un regard
Le taux d’exécutions en Arabie saoudite est l’un des plus élevés au monde.
Au moins 17 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année, dont huit pour des infractions relatives aux stupéfiants et huit étrangers, notamment Rizana Nafeek, employée de maison sri-lankaise âgée seulement de 17 ans au moment des faits qui lui étaient reprochés.
Le nombre d’exécutions s’élevait à au moins 82 en 2011 et 2012, soit environ trois fois plus qu’en 2010. Cette année-là, au moins 27 individus ont été mis à mort.
L’Arabie saoudite applique la peine de mort pour un large éventail d’infractions, comme celles relatives à la législation sur les stupéfiants, l’apostasie et la sorcellerie.
Les condamnés à mort sont généralement décapités, souvent en public. Le corps est parfois « crucifié » : il est alors placé sur un poteau sur une place publique, avec la tête en cas de décapitation, pour servir de moyen de dissuasion.
L’âge minimum pour le mariage de jeunes filles en Arabie Saoudite est désormais fixé à 16 ans. Grâce à une nouvelle loi, les enfants vont désormais bénéficier d’une meilleure protection. Trop de mineurs ont été victimes de violences. Finis donc les mariages forcés entre fillettes impubères et hommes de 80 ans. Le contrat de mariage sera officialisé devant une instance juridique.
La jeune fille devra faire part de son accord directement devant un juge. Autre condition pour que le mariage soit validé, les futurs époux devront subir des examens médicaux.
On se souvient en 2008 de cette petite fille agée de 8 ans que son père n’avait pas hésité à marier de force à un cousin quinquagénaire. L’affaire avait à l’époque défrayé la chronique. Lire la suite…
Le Qatar voit les choses en grand. Son nouvel aéroport international, qui remplacera à terme l’actuelle infrastructure, sera agrémenté d’un terminal destiné à accueillir jusqu’à six A 380. La compagnie Qatar Airways, qui fera des lieux son fief, a déjà commandé 5 exemplaires de l’avion européen, et ne nie pas envisager de réaliser d’autres commandes. La construction de l’aéroport de Doha a débuté en 2004 et se prolongera jusqu’en 2050 : avec une telle marge, ses dirigeants comptent bien être capables de s’adapter à toutes les évolutions du secteur. Son ouverture est prévue pour 2012, juste à temps pour la réception des A 380 flambants neufs. Il s’agira du premier aéroport dans le monde à se conformer aux nouvelles règles de taille dictées par les avions d’Airbus.
Nul doute que le futur Boeing 747-8I trouvera lui aussi une petite place au sein de l’immense plate-forme de correspondance de Qatar Airlines. L’aéroport international existant à Doha, a commencé son extension pour l’accueil de plus de 3000 passagers supplémentaires par jour à l’occasion des Jeux Asiatiques de décembre 2006. Actuellement, il reçoit 4.2 millions de passagers par an, dont 90% sont en transit. Le nouvel aéroport sera 3 fois plus grand que l’actuel aéroport.
Même dans la chaleur et l’humidité, c’est un endroit très accueillant, qui vous change vraiment des centres commerciaux sans vie. Découvrez les photos ci-dessous.
Le Qatar est-il un simple sous-traitant des États-Unis ? Quel est son projet politique ? Comment comprendre la relation entre Paris et Doha ? Pourquoi a-t-il fait venir David Beckham au PSG ?Diplômé de sciences politiques à Aix-en-Provence, Nabil Ennasri vient de publier L’Énigme du Qatar (Iris/Armand Colin), premier ouvrage qui tente de résumer le projet du petit émirat si puissant, soumis pourtant à un régime autoritaire qui n’a pas rien à envier aux autres pays de la région. Nous l’avons invité à débattre avec Karim Sader, politologue et consultant sur les pays du golfe Persique, contributeur du dernier numéro de la revue Confluences Méditerranée, intitulé « Qatar : jusqu’où ? ». Nabil Ennasri, vous faites plusieurs fois référence dans votre livre à un « printemps de Doha ». Or au Qatar, le poète Mohammed Al Alajmi est emprisonné pour « incitation au renversement » et « insulte à l’émir » – sa peine vient d’être réduite à 15 ans par la cour d’appel de Doha. Est-ce vraiment un « printemps »? Nabil Ennasri. Le « printemps de Doha », si tant est qu’il ait existé, et que je mets d’ailleurs entre guillemets, je le situe à partir de la fin des années 1990 : plusieurs consultations électorales sont alors menées au Qatar, et en 2004, la constitution est adoptée par référendum. Pour la première fois, les femmes ont le droit de voter et sont éligibles. Le Qatar est le premier pays du Golfe à avoir instauré cette ouverture. Il n’en reste pas moins que le régime qatari, à l’image des autres pays du Golfe, reste un régime autoritaire, comme le montre l’emprisonnement du poète. De ce point de vue, le Qatar a de plus en plus de mal à se différencier des pays voisins, puisque l’on voit depuis dix ans, au Koweït notamment, cette volonté de s’arrimer au courant libéral qui traverse le monde arabe.
Cette région est cependant très loin de se hisser au niveau des standards internationaux en termes de droits de l’homme. Reporters sans frontières a classé le Qatar à la 110e position sur près de 180 pays. Pour un pays qui se targue d’être le chantre de la liberté d’expression, notamment via Al Jazira, il y a encore beaucoup d’efforts à fournir. Karim Sader. Le raisonnement qui consiste à comparer le Qatar avec ses voisins pour minimiser sa part d’autocratie ne me paraît pas pertinent. S’il y a un État dans la région à citer en matière d’avant-gardisme démocratique, c’est le Koweït, premier État à avoir installé une véritable vie parlementaire, avec des élections ouvertes aux femmes. Certes, le Qatar pratique un wahhabisme plus soft que l’Arabie saoudite, mais quand vous avez 220 000 autochtones, votre situation est plus favorable que lorsque vous devez faire face à plusieurs millions d’habitants qui souffrent du manque de redistribution de la manne pétrolière.
Autre facteur important : quand vous êtes coincé entre l’Arabie saoudite et l’Iran, votre première priorité n’est pas la démocratie, c’est la sécurité et le sentiment de fierté nationale. Ils sont fiers de ce que fait l’émir, qui les fait exister sur la scène internationale. Quantité de sondages l’ont montré, notamment en 2011, au plus fort du soulèvement arabe. De la même manière, et je le regrette, la cause du poète ne sensibilise pas beaucoup les Qataris, qui ont très peur de tout élément qui pourrait déstabiliser le pays. Le Qatar n’est pas une démocratie. D’ailleurs, les élections législatives ont été reportées à deux reprises, et on les attend toujours. Il n’y a pas de vie politique qatarie, aux dernières élections municipales, les partis politiques étaient interdits. Et lorsque l’émir a ajourné en 2011 les élections, la presse s’est mobilisée à ses côtés pour justifier sa décision. Il n’y a pas de grande voix dissidente. Nabil Ennasri. Je suis d’accord avec Karim. Tout de même, une remarque. La condamnation du poète a été couverte par Al Jazira English, qui a invité un activiste des droits de l’homme pour condamner ce procès. De même, lors du premier procès en novembre 2012, Al Jazira arabe cette fois-ci avait donné la parole au représentant syrien à l’ONU, au journal de 13 heures. Il a critiqué le Qatar, qui est pourtant très opposé au régime syrien.
Le Qatar demeure un régime autoritaire, pour une raison simple : quand, dans une démarche clientéliste, on satisfait aux besoins de la population, quand le revenu par habitant est le plus élevé au monde, peu de gens sont motivés pour changer les choses. L’un des paradoxes de la politique étrangère du Qatar, qui renvoie à la conception de la démocratie du régime, c’est la dichotomie entre la révolution libyenne, largement financée par le Qatar au nom de la liberté, et l’écrasement de la révolte à Bahreïn, où le Qatar est venu en appui de l’Arabie saoudite. Quels sont les ressorts de ce paradoxe ?
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