Hollande: Quelles relations entre la France et le Qatar ?

qatar-franceLa fin de la présidence Sarkozy va-t-elle sonner la fin des relations très étroites entre le richissime émirat du Qatar et la France ? La rencontre, prévue jeudi 7 juin 2012, entre François Hollande et le premier ministre qatari, le Cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani devrait permettre d’en savoir plus sur l’évolution des relations entre les deux pays.

Les intérêts économiques d’abord

Même si les gouvernements changent, les intérêts demeurent. Sur le plan économique et celui de la coopération militaire, l’Elysée aura tout intérêt à préserver ses parts de marché.
La France continuera à fournir une grande partie de l’équipement militaire de l’armée qatarie et les besoins de développements de l’émirat sont proprement gigantesques. En prévision de l’organisation des grandes compétitions internationales qu’il va accueillir (notamment Mondial de handball en 2015 et surtout la Coupe du monde football en 2022) le Qatar a prévu un plan d’investissement de 140 milliards de dollars. Afin de s’emparer d’une part du gâteau et éviter que ce ne soient les entreprises anglo-saxonnes qui se taillent la part du lion, les entreprises françaises devront donc compter sur un solide axe Paris-Doha.

Les investissements qataris ne devraient pas faiblir

Qu’il s’agisse de l’immobilier, des prises de participation dans les grands groupes industriels ou du sport, le Qatar continuera à faire ses emplettes. Preuve de la persistance de cet engouement, la récente acquisition par le Qatar Investment Authority de l’immeuble Virgin sur les Champs-Elysées pour un montant avoisinant les 500 millions d’euros.
Il y a quelques semaines, l’un des responsables de ce fond souverain (dont le portefeuille d’actifs dépasserait les 100 milliards de dollars) annonçait vouloir investir pour l’année 2012 30 milliards de dollars dans des sociétés étrangères. Classé par le FMI comme pays le plus riche au monde (par habitant) et bénéficiant d’une croissance de près de 20% par an, le Qatar a donc des arguments de poids pour maintenir des relations privilégiées avec la France.
En ces temps de crise où l’argent public se fait rare, on devine facilement que la manne qatarie continuera à être perçue d’un bon œil à Paris.

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