Qatarmania

qatarmaniaUne analyse de Benjamin Barthe, journaliste au Monde, qui analyse trois des différents essais qui sont récemment sortis sur le Qatar. La Qatarmania passe des kiosques aux librairies. Après avoir obnubilé la presse, qui lui a consacré un nombre incalculable de “unes” ces dernières années, ce confetti de sable aux avant- postes de la mondialisation (le skyline de sa capitale Doha, sa chaîne de télévision Al-Jazeera…) fait tourner la tête des éditeurs. Pas moins de cinq ouvrages sont simultanément parus en ce début de printemps, et d’autres devraient être publiés dans les prochaines semaines.
Sur un mode journalistique ou universitaire, tous racontent comment le petit émirat, cul-de-sac du golfe Arabo-Persique, s’est transformé en une plaque tournante du business et de la diplomatie internationale. “Des tentes dans le désert aux palaces cinq étoiles, des chameaux aux Ferrari”, résument les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, dans Qatar. Les secrets du coffre-fort, une enquête de terrain qui fourmille d’anecdotes.
A cet égard, 2011, l’année des révolutions arabes, aura été décisive. En envoyant ses avions et ses forces spéciales au secours des insurgés libyens et en expédiant des armes et des valises de billets verts aux rebelles syriens, le Qatar est entré dans la cour des grands. 2011 a eu sur la diplomatie de la mini-monarchie l’effet que 2008, année de la crise financière, a eu sur sa politique d’investissement : celui d’un puissant désinhibant.
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