Le Mont-Blanc est en danger!

Alors qu’on n’a parlé ces dernières semaines que des conditions climatiques et des risques que prennent tous ceux qui se lancent à l’assaut du toit de l’Europe, une menace encore plus importante se profile sous le massif : on évoque à nouveau, depuis quelques jours, l’ouverture d’un deuxième tube au tunnel du Mont-Blanc.

Une annonce en forme de coup de tonnerre et de partie de poker menteur, qui équivaudrait à se moquer tout à la fois de la santé publique et des injonctions de la Cour européenne de justice qui a pointé, à plusieurs reprises, les taux de pollution atteints dans les vallées de l’Arve et de Chamonix.

C’est curieux la une des journaux : les infos s’y succèdent en ordre accéléré, sans jamais que quiconque ne songe à mettre les sujets en lien les uns avec les autres.

Prenez le cas des accidents, cet été, dans le massif du Mont-Blanc. Comme chaque été, on a eu droit aux gros titres « La montagne qui tue » « La montagne homicide » (au fait, personne ne fait jamais le rapport accidents de montagne vs noyades en piscines privées). Avec, cet été, des pleines pages sur le « couloir de la mort »… Le couloir du Goûter que la mairie de Saint-Gervais et la préfecture de Haute-Savoie ont jugé prudent de déconseiller aux touristes.

Le problème, avec ce couloir du Goûter, c’est qu’il est situé sur la voie normale d’accès au toit de l’Europe, et que près de 17 000 alpinistes l’empruntent chaque année. Dont bon nombre arrivent du bout du monde et ont programmé de « faire » le Mont-Blanc entre telle et telle date, quelles que soient les conditions météo…

C’est une partie du sujet. Certains alpinistes veillent jalousement – et je le crois justement – sur ce « dernier espace de liberté » qu’il s’agit de ne pas trop réglementer.

Mais ce n’est qu’une partie du sujet. Si le couloir du Goûter se délite, que tombent de gros blocs de pierre, dans cette partie très exposée qu’il faut traverser presque en courant en s’accrochant à une main courante en acier… c’est que le changement climatique est en marche, là-haut au mont Blanc.

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