Tutoriel: tour du monde en moto

Tout plaquer un beau matin, enfourcher sa bécane et partir au bout du monde. Beaucoup en ont rêvé, peu l’ont réalisé. Des moyens de transport adaptés à ce type d’aventure, la moto semble particulièrement enivrante. Fabienne Dupuis, 42 ans, journaliste, s’est lancée. Mardi 9 juillet, seule, elle a quitté Paris pour Londres, retour le lendemain, une traversée en forme de rodage. Le 30 juillet, c’était le grand saut, cap vers le sud et l’est ; elle espère joindre Delhi en deux mois, les jambes lovées autour d’une Royal Enfield Classic Chrome 500cc. Au total, il faudra traverser dix pays (Royaume-Uni, France, Italie, Slovénie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran et Inde), tout en faisant l’impasse sur le Pakistan, trop risqué.

C’est un voyage en forme d’histoire, celle, “incroyable”, de la compagnie Royal Enfield, créée au Royaume-Uni à la fin du 19ème siècle, devenue fournisseuse de l’armée indienne en 1949 puis vendue à des fabricants indiens en 1994. “J’aime les vieilles mécaniques élégantes, avions, voitures, motos, et puis c’est un joli clin d’œil à la mondialisation”, se justifie la voyageuse. Avis à ceux qui voudraient l’imiter, on ne se lance pas dans un tel périple sans une solide préparation. Et les aspects qu’il faut soigner ne sont pas forcément ceux auxquels on pense en premier. Aux dernières nouvelles, Fabienne est en Bulgarie et doit arriver sous peu à Istanbul. Récit d’expérience.

Trouver un but

Pour Fabienne, c’est l’histoire de la compagnie Royal Enfield, au-delà, bien sûr, du défi qu’elle s’impose. Mais pas seulement. La journaliste espère en faire un “voyage pseudo-chic” dont elle proposera le récit à des magazines. A chacun de trouver son objectif, entre références connues de tous et récit personnel. Le but est aussi géographique : Delhi, Tombouctou, Ushuaïa ou Marnes-la-Coquette. Autre possibilité : faire le tour du monde (à la voile, à vélo, en train voire, pourquoi pas mais c’est dommage, le plus vite possible).

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