Par La Rando

Le fonds du Qatar (QIA) en action

qatar-flagEnhardi par ses succès, le fonds qatari, ou Qatar Investment Authority (QIA), multiplie les initiatives. Une première pour un fonds souverain, il va coter à la Bourse de Doha un de ses véhicules d’investissement, « Doha global investment », un fonds dont l’objectif est d’investir à l’étranger. Un moyen de rapprocher les Qataris – les seuls à pouvoir y souscrire -de leur fonds souverain. Les étrangers ne pourront acheter des actions qu’une fois l’introduction réalisée. Cette entité sera dotée de 12 milliards de dollars et détenue à 50% par le fonds souverain, mais elle mènera une politique d’investissement autonome. Elle assure un dividende de 5% à ses actionnaires la première année. Le pays cherche par ailleurs à augmenter sa notation, actuellement la même (AA) que celle des Etats-Unis. Lire la suite sur LesEchos.fr
Par La Rando

Football: accusations de corruption contre le Qatar

QatargateEntretien réalisé avec Pierre Puchot, journaliste à Mediapart. Paru sur le site Mediapart le 29 janvier 2013. On connaissait déjà les contrats mirifiques, en millions d’euros, qui avaient permis au Qatar de s’attacher les bonnes grâces de personnalités emblématiques du football comme Zinedine Zidane ou Pep Guardiola, soutiens décisifs lors de l’élection qui permit à Doha de se voir attribuer la Coupe du monde 2022. Dans une enquête intitulée Qatargate, le journal France Football apporte mardi 29 janvier de nouveaux éléments sur le processus de corruption qui aurait été mis en branle lors de la désignation du pays organisateur, et notamment l’achat par les Qataris des voix de la fédération des Caraïbes.
Quelle est la part de responsabilité de la Fédération internationale de football association (Fifa) dans ce triste panorama ? Comment le Qatar agit-il à l’échelle internationale pour étendre son influence, par le biais d’ambassadeurs de prestige comme Michel Platini ou Nicolas Sarkozy ? Le « Qatarbashing » est-il devenu une pratique largement répandue du fait des succès du petit émirat ? Décryptage avec Nabil Ennasri, spécialiste du Qatar et auteur de l’ouvrage L’Énigme du Qatar, à paraître le 6 mars chez Iris édition.
Comment réagissez-vous à cette enquête qui présente le Qatar comme un élément de corruption vis-à-vis de la Fifa et du monde du football dans son ensemble ?
On connaissait depuis longtemps le fonctionnement semi-mafieux de la Fifa, les pots-de-vin, tout cela est documenté. Quand le Qatar a réussi à obtenir l’organisation de la Coupe du monde 2022, on pouvait donc se poser la question de la corruption éventuelle, car le processus de prise de décision de la Fifa est extrêmement trouble. Et les enjeux financiers sont colossaux. Ces soupçons de corruption, nous les avions donc depuis deux ans, depuis décembre 2010, date à laquelle le Qatar a été désigné pour organiser l’événement.
On se rappelle notamment le cas de Mohammed Bin Hammam, qui était l’un des représentants qataris au comité exécutif de la Fifa. Du fait de sa volonté trop affichée de soudoyer un certain nombre d’agents au sein de ce comité, ou d’acheter tout simplement les votes, il a fini par être radié. Une commission d’éthique est en train de travailler sur le dossier du Qatar. Ces soupçons et éléments de corruption sont aujourd’hui davantage étayés par l’enquête de France Football. Mais on savait déjà pour Nicolas Sarkozy qui aurait, selon l’hebdomadaire, conseillé discrètement à Michel Platini de voter pour le Qatar.
Lire la suite sur mon Blog Le Monde …

Par La Rando

Polémique: Les 100 millions du Qatar à la France

qatar-france-argentSuspendu le temps de la campagne électorale, le sujet du fonds qatari pour les banlieues est revenu dans l’actualité suite aux récentes précisions apportées par Arnaud Montebourg.
Désormais réorienté pour venir en aide aux « zones déshéritées », ce projet en dit long autant sur la nature des relations que la France de François Hollande souhaite tisser avec le petit émirat que sur la fracture sociale qui ronge une partie de notre territoire national. Plusieurs enseignements peuvent être tirés de cette affaire.
Le projet qatari a changé de nature et d’orientation. Hier « fonds pour les banlieues », il est désormais qualifié par les pouvoirs publics de « fonds franco-qatari » axé sur l’aide aux PME, aux zones déshéritées voire au redressement productif.
Derrière la valse des mots, l’objectif est de gommer toute visée vers les quartiers populaires. Soucieux de son image, le Qatar veut à tout prix éviter de prêter le flanc aux critiques d’un financement obscur de l’islam français et de ses franges radicales.

C’est Pierre Moscovici qui gère le dossier

Le Qatar a beaucoup d’argent et notre pays fait face à une crise économique sévère. Avec en toile de fond les politiques d’austérité qui sévissent en Europe, voilà posés les termes de l’équation.
Considérant Paris comme un élément-clé de son dispositif diplomatique et désirant renforcer à tout prix la densité d’une relation stratégique avec une puissance militaire de premier plan, le Qatar souhaite donner des gages de bonne volonté à une présidence qui, contrairement à la précédente, ne lui est pas acquise d’avance.
Avec la nouvelle équipe à l’Elysée, on est en effet loin du « Tout-Qatar » qui caractérisait l’époque Sarkozy.
Pour faire bonne figure auprès des nouveaux décideurs français et préserver un axe Paris-Doha aussi solide que possible, les Qataris ont donc décidé de mettre l’argent à disposition du nouveau gouvernement. Signe que le projet est pris au sérieux en haut lieu, c’est désormais Pierre Moscovici qui pilote le dossier.
Bercy a décidé de reprendre la main car l’ordre de grandeur des sommes mises en jeu est proprement alléchant. On ne parle plus de 50 millions d’euros comme au début de l’aventure, mais de 100 millions. Certains parlent même d’un montant d’un milliard d’euros qui serait géré en collaboration avec la Banque publique d’investissement et la Caisse des dépôts.
A titre de comparaison, 50 millions d’euros c’est l’équivalent de 10% des sommes allouées chaque année au ministère de la Ville et cela correspond à ce qu’il manquait il y a quelques semaines au ministère des Sports pour boucler son budget…
Lire la suite sur mon Blog Le Monde …