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Reportage sur le tigre de Sibérie en Russie

Au bord de l’extinction il y a quatre-vingts ans, le tigre de Sibérie reconquiert peu à peu les forêts de l’Extrême-Orient russe, où il doit apprendre à coexister avec les hommes.  Considéré comme l’âme de la faune russe, le plus grand félin du monde a pourtant failli disparaître : en 1940, il ne restait plus que 40 tigres de Sibérie. Grâce à la mise en place de mesures de protection, l’espèce a peu à peu reconquis les forêts vierges de l’est de la Russie.

Les tigres de l’Amour, comme on les appelle aussi en référence au fleuve éponyme, y occupent le sommet de la pyramide alimentaire et contribuent à la préservation de l’écosystème. Mais les hommes, attirés par le commerce lucratif du bois, s’enfoncent toujours plus dans la forêt et empiètent sur leur habitat.

Dans les pas d’un jeune mâle en quête d’un nouveau territoire, d’un chasseur du peuple oudihé ou encore d’une équipe chargée de faciliter la cohabitation entre les félins et les hommes, ce documentaire invite à partager le quotidien des tigres et leur lutte pour la survie, tout en dévoilant la riche biodiversité du territoire qu’ils occupent.

Un passionné des félins nous parle du Tigre de Sibérie

Un passionné des animaux, plus particulièrement des félins, nous parle du tigre de Sibérie aussi appelé tigre de l’amour. Un animal exceptionnel qui était autrefois chassé pour ses prétendus pouvoirs aphrodisiaques.


Le tigre peut se reproduire toute l’année, il existe cependant une « saison des amours » en Mandchourie avec un pic des accouplements entre décembre et février.

Le tigre de Sibérie est l’espèce en captivité qui présente le plus haut risque d’agressivité lors de la rencontre entre le mâle et la femelle. Le pourcentage de spermatozoïdes normaux est supérieur à 60 % pour le tigre de Sibérie

À l’origine, le tigre de Sibérie se rencontrait en Mandchourie, en Corée et dans l’extrême-Orient russe. Jusqu’au début du xxe siècle, cette partie de l’empire demeure mal connue du tsar de Russie et en 1906, Vladimir Arseniev est chargé d’explorer la région ; il a comme guide le Golde Dersou Ouzala. La région de Sikhote-Aline regorge d’animaux sauvages en ce temps-là, mais Dersou Ouzala note déjà la chasse aux fauves des officiers russes à Vladivostok et surtout le saccage de la Mandchourie par la Chine. Vladimir Arseniev s’étonne durant son séjour de ne jamais voir de tigre, appelé « amba » par son guide.

La Révolution russe accélère l’exploitation sauvage de la Sibérie lorsque les soldats affamés piochent dans les ressources naturelles de la région. De grandes chasses aux tigres sont par la suite organisées par les chefs du Parti unique : une dizaine de tigres peut être abattue en une seule chasse, les jeunes tigres découverts sont capturés pour fournir les cirques. Le tigre de Sibérie se trouve au bord de l’extinction dans les années 1930 avec une estimation des individus sauvages comprise entre 20 et 30 individus.