Qatar: Projet immobilier de la Coupe du monde 2022

Pour accueillir les matches les plus importants de la compétition, un stade et même une ville entière sortiront de terre, pour 38 milliards de dollars. À grands coups de chèques, le Qatar est devenu une puissance qui compte dans le monde du sport. Grâce à des investissements colossaux, le petit pays gazier a réussi à se bâtir des équipes nationales performantes, à s’engager pour créer de nouvelles puissances à l’image du PSG, mais aussi à monter des infrastructures de premier plan pour recevoir des compétitions majeures et mondialement suivies.

Des tournois de tennis de premier rang, une étape importante du calendrier cycliste, un mondial de handball et bientôt la grand messe du premier sport au monde, le football. En 2022, le Qatar recevra ainsi la seconde Coupe du monde organisée en Asie. Et pour cet événement, dont l’édition 2014 a rassemblé au total plus de 3 milliards de téléspectateurs, le pays ne compte pas lésiner sur les moyens.

Crédit : Paul Guyonnet / RTL.fr

Le projet démesuré du Qatar pour la Coupe du monde 2022

Un stade aussi cher que les JO les plus coûteux de l’Histoire

Avec un budget total estimé à 200 milliards de dollars, le pays va évidemment battre tous les records en la matière, et de très loin. En comparaison, la Coupe du monde 2014 au Brésil aurait coûté environ 14 milliards d’euros, quand les JO les plus chers de l’Histoire, ceux de Sotchi sont estimés à 36 milliards d’euros.

À l’heure actuelle, le Qatar ne possède que trois stades qui devront tous être rénovés et doit en construire neuf, le plus souvent au milieu de territoires difficiles et peu dotés en infrastructures. Un obstacle rapidement balayé par des organisateurs sûrs de leurs moyens. L’exemple le plus flagrant : celui de l’enceinte phare de la compétition, le Lusail Iconic Stadium, 86.000 places et les plus belles affiches au programme.

Pour donner forme à ce théâtre des rêves, le Qatar a prévu d’investir la somme astronomique de 38 milliards d’euros, soit 95 fois ce qu’avait coûté la rénovation du mythique Maracanã, l’enceinte de la finale de la dernière Coupe du monde. Pour cette somme, une ville entière sortira de terre, nommée Lusail et qui accueillera au final plus de 200.000 habitants, un réseau de métro et autres parcours de golf et centres commerciaux.

Ce projet pharaonique est mené par l’architecte du viaduc de Millau et de la verrière du Reichstag à Berlin, mais aussi de la rénovation du stade de Wembley, à Londres, le britannique Norman Foster. Censé incarner la culture qatarie et répondre aux exigences des joueurs et supporters, le stade devra être à la hauteur de la démesure de ses commanditaires.

Source : RTL.fr