La politique de l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient

Arabie saouditeDepuis le remaniement dynastique en Arabie saoudite début 2015, le royaume saoudien mène une politique ouvertement plus interventionniste, elle se manifeste par une attitude très hostile envers l’Iran, par une intervention militaire meurtrière et illégale du point de vue du droit international au Yémen et un engagement de plus en plus visible dans la guerre par procuration menée en Syrie. Dans une politique de fuite en avant, épaulé par son allié turque et américain, le royaume mène une politique régionale agressive et belliqueuse

Le royaume se considère comme encerclé par des menaces aussi importantes les unes que les autres à ses frontières, le Yémen, l’Irak et la montée en puissance de l’Iran, notamment après l’apaisement dans les relations irano américaines depuis peu, consacrée par la signature d’un accord quasi historique sur le nucléaire iranien, annonçant le grand retour de Téhéran sur la scène régionale et internationale, après avoir mis fin à des années d’ostracisme, touchant la république islamique.

Au Liban

Depuis la révolution iranienne, l’Iran a cherché à exporter sa révolution islamique. La Syrie a donné le feu vert à la participation de l’Iran au jeu libanais. Dès le début de la révolution, l’Iran a senti l’importance du Liban dans la réalisation de son projet politique et son dessein stratégique. Que ce soit à travers l’ancien mouvement de résistance Amal, principale organisation politique et militaire fondée par le chiite Imam Musa al-Sadr ou le Hezbollah libanais aujourd’hui dirigé par Hassan Nasrallah, une organisation islamiste de combat, appuyée par l’Iran et mobilisant la jeunesse chiite contre les Israéliens, l’Iran a a constamment cherché à étendre son influence en s’appuyant sur les communautés musulmanes chiites au Liban. Il va sans dire que la position iranienne au Liban est devenue primordiale et le Khomeynisme fait aujourd’hui partie intégrante du paysage politique libanais. C’est dire combien, la révolution iranienne a frappé l’esprit des pays arabes au Moyen Orient par sa nature anti-impérialiste, son caractère islamique et ses fins calculs politiques et stratégiques.

Face à cette situation, l’Arabie saoudite conduit une relations avec le Liban qui peut se résumer en deux moment le blocage des institutions politiques et une lutte acharnée contre le Hezbollah. le régime saoudien cherche à affaiblir la capacité militaire du Hezbollah libanais en entretenant une politique de déstabilisation de ce pays victime expiatoire des conflits qui secouent cette région si explosive, chemin faisant le Liban est brutalement pris en otage par l’Arabie saoudite, qui lui reproche de s’éloigner de la ligne officielle de la Ligue arabe sa trop grande complaisance avec l’Iran sur fond du conflit entre sunnites et chiites.

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