La randonnée à cheval

cheval randonneeLe nord du Cher est considéré comme pilote dans le domaine des aménagements de parcours équestres. Le reste du département pourrait s’en inspirer, mais la route est longue avant que tout le territoire ne soit aménagé.

Comme les grandes villes, les chemins de randonnée ne se font pas en un jour. Pour les tracer, les baliser, il faut du temps et de la volonté. C’est dans le Cher Nord que les randonneurs à cheval peuvent vraiment trouver leur bonheur avec la Sente verte de la Chapelle à Aubigny, la Sente bleue le long du canal de la Sauldre, mais aussi les chemins qui serpentent en pays Sancerre Sologne, en cours de balisage. La volonté politique ajoutée à la patience des passionnées offre de quoi marcher, trotter et galoper des jours durant.

Et si le circuit de la Loire à vélo, en terme de notoriété, fait un peu d’ombre à la randonnée équestre, cette dernière a sa pierre à apporter en matière d’économie touristique. François Léveillé connaît le sujet, il préside le CDTE du Cher (Comité départemental de tourisme équestre).

Il ne compte pas les heures à travailler sur le terrain pour rendre lisibles et praticables les kilomètres de chemins susceptibles d’être parcourus avec une monture.

Les retombées économiques existent

Les volontaires pour le balisage des chemins pour la randonnée pédestre sont nombreux, ce n’est pas le cas pour la randonnée à cheval. C’est une des grandes difficultés à surmonter pour doper cette pratique. Mais pas seulement, il est aussi nécessaire de booster l’offre d’hébergement.

Pourrait-on imaginer étendre ces circuits du nord et ouvrir des chemins dans tout le département ? « Oui, répond François Léveillé, le maillage existe avec les chemins communaux. »

Les randonneurs sont des consommateurs. Ils partent pour plusieurs jours, ils sont demandeurs de structures d’accueil comme les gîtes et ne boudent pas les sites touristiques.

Là aussi il faut la volonté et sans doute un vrai programme comme cela a été le cas pour la Loire à vélo. Yves Fromion, député du Cher, fut l’instigateur, en 1998, d’un premier circuit ouvert aux chevaux et présenté par le syndicat de pays Sancerre Sologne. L’élu met toutefois un bémol. « L’investissement humain et matériel est bien plus important pour le cheval que pour le vélo. On ne peut pas faire la comparaison. L’équitation est une pratique complexe, c’est pour cette raison qu’il faut du temps. » Yves Fromion reconnaît que les retombées économiques existent mais qu’il faut se tourner vers les professionnels pour les mesurer.

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