Croissance de l’Afrique en 2016

afrique immobilierMesure du potentiel et des progrès : le baromètre de l’attractivité de l’Afrique. La croissance économique dans la région devrait demeurer plus lente dans les années à venir qu’au cours des 10 à 15 années précédentes. La projection de référence du Fonds monétaire international (FMI) pour 2016 est désormais réduite à 3 %, alors qu’elle était estimée à 6,1 % en avril 2015.

Les raisons principales à l’origine d’un ralentissement relatif ne sont pas spécifiques à l’Afrique et sont les mêmes que celles qui pèsent sur l’économie mondiale : un ralentissement général de l’économie des marchés émergents et, plus particulièrement, le rééquilibrage de l’économie chinoise ; la stagnation continue de la plupart des économies développées ; la baisse des prix des matières premières et l’augmentation des coûts d’emprunt.

Cependant, bien que la croissance dans la région ait relativement ralenti, les deux tiers de l’économie de l’Afrique subsaharienne progressent toujours à des taux supérieurs à la moyenne mondiale, et la région demeurera en deuxième position en termes de rapidité de progression à l’échelle mondiale dans un avenir proche, après l’Asie émergente. Cela est également corroboré par l’augmentation sur un an du nombre de projets d’investissements étrangers directs (IDE) en Afrique en 2015, augmentation intervenue dans un contexte où le nombre total d’IDE a diminué d’environ 5 % dans le monde. En fait, l’Afrique a été l’une des deux seules régions au monde où le nombre d’IDE a progressé par rapport à l’année dernière.

Sugan Palanee, responsable du marché africain chez EY (EY.com), déclare : « Du point de vue de l’investissement, les quelques prochaines années peuvent être délicates, non pas parce que les opportunités ne sont plus là, mais plutôt parce que ces opportunités sont probablement plus inégales qu’elles ne l’ont jamais été. Il est désormais plus important que jamais pour les entreprises et les investisseurs, qui mettent parfois fortement l’accent sur l’évolution de la croissance économique à court terme, d’adopter une approche factuelle et granulaire pour évaluer les opportunités d’affaires et d’investissement sur le long terme. »
Mesure du potentiel et des progrès : le baromètre de l’attractivité de l’Afrique

Pour soutenir les investisseurs afin qu’ils s’adaptent à un environnement plus incertain et évaluer les opportunités et les risques variables sur tout le continent, le baromètre EY de l’attractivité de l’Afrique (AAI pour « Africa Attractiveness Index ») fournit un ensemble équilibré de mesures à court et long terme. Le baromètre permet de mesurer la résilience probable dans le contexte des pressions macroéconomiques actuelles de même que les progrès effectués dans les domaines critiques du développement à long terme, à savoir la gouvernance, la diversification, l’infrastructure, les opportunités d’affaires et le développement humain.

Michael Lalor, directeur du Centre d’affaires africain d’EY, commente : « Il est important de reconnaître que ce type de classement indexé ne fournit pas une évaluation définitive d’aucun de ces marchés ; il n’y a évidemment pas de réponse absolue à rechercher le potentiel du marché. Cependant, le baromètre de l’attractivité de l’Afrique fournit vraiment un point de départ utile pour les analyses et permet de favoriser un dialogue stratégique sur les priorités de croissance, la propension au risque et les critères d’investissement. »

Le top 20 des pays classés dans le baromètre EY de l’attractivité de l’Afrique est le suivant :

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