Techniques de survie en jungle

La frontière entre la Guyane Française et le Brésil est l’une des plus inaccessibles que l’on puisse imaginer. Elle s’étend sur cent trente kilomètres en pleine jungle entre les fleuves Maroni et Oyapock, les bornes qui la signalent sont englouties par la végétation en quelques jours…

Jamais aucun douanier n’y a mis les pieds, ni effectué le moindre contrôle. Ce sont les commandos de légionnaires du troisième régiment étranger d’infanterie basé à Cayenne qui ont pour charge de marquer la présence française sur ce chemin de l’impossible. Un escadron d’une trentaine d’hommes part vers ces terres hostiles. Une mission d’une vingtaine de jours, en pirogue ou à pied, pour dégager les bornes marquant la frontière de leur gangue de végétation.

Des paquetages de plus de trente kilos pour chacun des hommes, car il faut tout emporter avec soi, depuis la tronçonneuse jusqu’aux explosifs. Une jungle infernale dans laquelle il faut souvent tailler le passage à coups de machette…

Dans certains endroits, on est content lorsque l’on a progressé de cinq cents mètres dans la journée. “C’est tellement dense, précise le colonel Berthout, qu’il est impossible d’envoyer un hélicoptère pour récupérer un malade ou un blessé”.

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