Par La Rando

Abu Dhabi abandonne Barclays

Barclays abu dhabiLe fonds de la famille royale d’Abu Dhabi a soldé sa dernière part dans Barclays.  Abu Dhabi laisse Barclays à ses déboires judiciaires. Le fonds International Petroleum Investment Company (Ipic), détenu par la famille royale, a vendu le 20 juin dernier le solde des titres qu’il détenait dans la banque britannique. Avec à la clef une belle plus-value, à en croire le « Financial Times ». Acquis à 198 pence, les actions de la banque ont crû de près de 46 % le jour de la vente. C’est le second arbitrage du genre du cheikh Mansour bin Zayed al-Nahyan. A peine huit mois après avoir investi 2 milliards de livres en 2008 pour éviter à Barclays une mise sous tutelle publique après la crise, Ipic avait revendu 1,3 milliard d’actions, soit près de 12 % du capital de la banque. Il avait alors dégagé 1,5 milliard de livres de bénéfices.

Certes, Barclays peut se glorifier d’être la seule banque britannique avec HSBC à avoir échappé à la crise seule et sans mainmise de l’Etat. Mais les moyens utilisés ne seraient pas au-dessus de tout soupçon, alors qu’à l’époque déjà le prix payé, jugé très excessif par rapport à l’aide publique, avait fait polémique. Lie la suite sur LesEchos.fr

Par La Rando

Hydrocarbures et culture au Qatar

qatar-loveLe Qatar est l’un des pays les plus médiatisés pour sa puissance économique et culturelle émergente. Pourtant, sa réputation disproportionnée par rapport à sa taille n’est pas définitivement acquise. Si les hydrocarbures représentent encore plus de la moitié de ses revenus, le Qatar a décidé de diversifier son économie. D’où viennent les richesses qataries ?
C’est une péninsule grande comme la Corse. Sa capitale, Doha, n’était au début du XXe siècle un petit village de pécheurs notamment connu pour son commerce de perles.
Plus d’un siècle après, le Qatar est devenu un pays incontournable, tant par son économie que par son influence culturelle. Présent sur tous les fronts, le royaume du Cheikh Hamad Bin Khalifa al-Thani a pris le parti d’exporter son image de marque partout dans le monde, mais aussi ses matières premières, clé de voute de la puissante économie qatarie.

L’émirat construit sur les ressources énergétiques

Car si le Qatar est parvenu à afficher un taux de croissance de 18,8 % en 2011, c’est principalement grâce au gaz naturel. Avec environ 1 trillion de m3 de réserve estimés en 2011, il constitue la troisième réserve mondiale la plus importante de gaz derrière la Russie et l’Iran. Et en 2007, la Qatar passait premier exportateur de gaz naturel liquéfié devant l’Indonésie.
L’extraction de pétrole aurait quant à elle généré 25,8 milliards de barils en 2012.

Hydrocarbures : 61 % du PIB

L’énergie représente ainsi 61 % du Produit Intérieur Brut – qui s’élève à 191 milliards de dollars en 2012 –  95 % des exportations et 75 % des recettes budgétaires. Le Qatar était de plus le deuxième pays au plus haut PIB par habitant en 2012 derrière le Luxembourg. Un facteur qui tient en partie à la démographie originale du pays, composée à 85 % d’expatriés alors que la population du Qatar ne dépasse pas celle de Paris (1,75 million d’habitants).
La mine d’or qatarie est donc le gaz naturel. Pourtant, l’État reste tributaire de ses réserves certes gigantesques, mais limitées. 99 % du total des réserves gazières de l’émirat sont concentrés dans un seul et même endroit, North Field. D’autre part, l’exploitation nord-américaine (et bientôt européenne) du gaz de schiste pourrait menacer la place du Qatar sur le marché mondial. Enfin, la demande interne en gaz semble connaître une augmentation subite. Lire la suite…