Par La Rando

Contrat pour Cockerill Maintenance en Arabie saoudite

Cockerill Maintenance arabie saouditeLa société CMI, à Seraing, a officialisé, ce jeudi, la signature d’une convention avec le groupe canadien General Electrics, qui garnit son carnet de commandes très confortablement pour les dix prochaines années: 4,5 milliards pour la fourniture, à l’Arabie Saoudite, des tourelles et des canons qui vont équiper plusieurs centaines de chars d’assaut.

C’est le contrat du siècle pour la société CMI: plus de 4,5 milliards pour fournir, pendant dix ans, des tourelles de blindés, moyen et gros calibre, à l’armée saoudienne. En fait, l’entreprise sérésienne est sous-traitant pour le compte d’un groupe canadien. Mais cette commande est capitale: elle consacre la montée en puissance de la branche militaire de la société CMI.

Depuis quelques mois, discrètement, elle a fait entrer dans son conseil d’administration l’ancien ministre belge de la Défense Jean-Pol Poncelet ; et surtout l’ancien ministre française de la Défense, Gérard Longuet, personnage au passé sulfureux, meneur, dans sa jeunesse d’un groupuscule d’extrême-droite dissous pour atteinte à la sureté de l’Etat, mais dont le carnet d’adresses vient vraisemblablement de démontrer toute son utilité…

C’est un Lorrain, comme le patron de CMI, et c’est d’ailleurs dans cette région de l’est français, dans une filiale de CMI, que les activités à plus forte valeur ajoutée de ce contrat saoudien pourraient se localiser. Ce qui pose la question, à terme, de l’ancrage liégeois. Il ne faudrait cependant pas que ces inquiétudes gâchent l’enthousiasme que les retombées économiques de ce marché suscitent parmi l’état-major de CMI.

Michel Gretry

La société CMI a tenu à réagir à cet article. Elle estime que ce contrat, et notamment l’investissement de 30 millions pour construire une académie de formation sur ses simulateurs de tourelles, dans une ancienne caserne en Lorraine, ne doit pas être interprété comme une détérioration de son ancrage liégeois, dont elle affirme qu’il n’est nullement question.

Source: rtbf.be