Oman, un paradis vert

Oman vertL’océan Indien, 1 500 kilomètres de côte, l’immense variété des paysages désertiques, le sultanat d’Oman ouvre les portes d’un Moyen-Orient accueillant et tolérant. Voyage dans un autre temps, au sommet des montagnes de l’Hajar.

La mer, une longue plaine caillouteuse et soudain, la montagne désertique et puissante qui semble sortir de terre. À deux heures de Mascate, la capitale du Sultanat d’Oman, la route où seuls les 4×4 ont accès, éclairée la nuit comme la plupart des voies du pays, s’agrippe aux mouvements de terrain après avoir passé un chekpoint. Révélant sur son parcours des gorges profondes creusées au fil des millénaires par des wadi, des lits de rivières asséchés. Le ciel. Les roches changeantes grises, bleues, mauves, ocre brun. La montagne à perte de vue dénudée, monotone et belle. Un paysage lunaire, des plantes, des insectes et des chèvres qui broutent en liberté les feuillages des genévriers et des acacias s’accrochant à grand-peine sur cette terre arride. Pas une trace, pas un sentier…

La route poursuit son ascension en ligne presque droite, dévoilant des canyons vertigineux, véritables amphithéâtres de roches à ciel ouvert jouant sur les ombres et les lumières, et loin, au fond des vallées, des oasis, des palmiers et des petits potagers. La majesté du site, la force du relief, l’aridité des sols… la beauté de ce paysage perdu est à couper le souffle. Le massif montagneux du Hajar qui s’étire sur plus de 600 km peut s’enorgueillir d’être une des régions les plus spectaculaires du sultanat. Et l’on a peine à croire qu’au milieu de cette étendue désertique se niche le djebel Akhdar – la montagne verte – où s’épanouissent comme par enchantement des plantations de roses de Damas à quelque 2 000 mètres d’altitude. D’où viennent ces roses des champs embaumant cette montagne qui semble toucher le ciel ? Comment sont-elles arrivées là ? Nul ne sait. La légende dit que les roses de Damas, qui tiennent leur nom des Croisés, sont arrivées dans les bagages des Perses. Il y a 2 000 ans…

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