Everest : Nouvelles règles pour le gravir !

Après une saison marquée par des embouteillages au sommet et 11 morts, le Népal a annoncé des mesures pour restreindre l’accès au toit du monde. Le cliché a fait le tour du monde depuis mai. Un embouteillage d’alpinistes sur une crête pour atteindre le toit du monde, l’Everest (8848m). Prise par Nims Dai, lors de son pari fou (qu’il est bien parti pour réussir) de gravir les 14 plus hauts sommets du monde en 7 mois, la photo résume une saison record.

Selon des données officielles, 885 alpinistes sont parvenus au sommet de l’Everest en 2019, du jamais vu, grâce notamment à de courtes fenêtres météo clémentes. Sauf que l’été a été marqué par un autre triste bilan : onze personnes sont mortes, la saison la plus meurtrière depuis 2015. Le Népal a décidé de réagir.


En réponse à cette situation, les autorités népalaises ont renforcé les conditions pour obtenir un permis d’ascension : il faudra justifier d’une expérience et d’un entraînement conséquents. C’est-à-dire avoir gravi au moins un sommet népalais de plus de 6500 mètres, posséder un certificat médical prouvant une bonne forme physique et être accompagné de guides népalais entraînés. Tout ça, dès la saison prochaine.


Le panel (composé de membres du gouvernement, d’experts et d’agences spécialisées) qui a émis ces restrictions propose également de passer le prix du permis à 35 000 dollars, au lieu de 11 000 dollars actuellement. « C’est une bonne opportunité pour améliorer notre secteur. Si nous voulons changer les choses, il faut que ces suggestions soient mises en oeuvre », a commenté Santa Bir Lama, directeur de Nepal Mountaineering Association et membre du comité qui a réfléchi sur la question. 


Nombreux sont les alpinistes ayant gravi cet été l’Everest à avoir pointé la négligence et le manque de compétences de certains. « Certains grimpeurs sont morts à cause de leur propre négligence, a affirmé l’alpiniste indienne Ameesha Chauhan. Ils insistaient pour atteindre le sommet alors que leur oxygène s’amenuisait, ce qui mettait leur vie en péril. »

Source: Lequipe