Astrid Pamart, entraîneure de chevaux à Abu Dhabi

Astrid Pamart emirats arabes unisEx-professionnelle de la communication de crise dans un grand groupe, Astrid Pamart a changé de vie après un accident de ski pour devenir entraîneure de chevaux à Abu Dhabi.

Mon histoire, c’est un vrai film”, lance Astrid Pamart, 26 ans. Depuis le début de l’année, la jeune femme travaille comme entraîneure au centre équestre d’Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Polo bleu marine, ongles manucurés et cheveux tie and dye tirés: elle dénote dans cette profession très physique. Peut-être les vestiges de sa vie d’avant, quand elle travaillait dans la communication de crise, chez Areva, à Paris.

Mais, il y a trois ans, un grave accident de ski l’a poussée à revoir ses priorités. “Les chevaux, ça a toujours été ma vie, résume-t-elle. Même avec un poste de cadre, j’ai pensé que je n’aurais jamais le train de vie pour payer mon loyer et monter autant que je veux.” Grâce à une succession de coups de chance et à une volonté en béton, elle a réalisé son rêve et vit depuis trois mois aux Émirats arabes unis. Interview aux portes du désert.

Pourquoi Abu Dhabi?

C’est le hasard. À la base, je voulais m’installer vers chez mes parents, en Picardie! J’ai été contactée fin 2015 par le centre équestre d’Abu Dhabi, qui recrutait des Européens, et je me suis retrouvée ici. Quand je me suis cassé la cheville au ski, les médecins qui m’ont suivie ont parlé d’une fracture de “défenestré”: ils ont dû me reconstruire une cheville. Je suis restée neuf mois dans un lit d’hôpital. C’était très long, je m’ennuyais, je me posais beaucoup de questions: est-ce que j’ai envie de retourner bosser dans un bureau, à Paris? Je pensais à ma vraie passion, l’équitation: quand j’étais petite, je préférais ne pas partir en vacances avec mes parents pour pouvoir monter. Coincée dans mon lit d’hôpital, la jambe en l’air, je regrettais de ne pas travailler avec les chevaux. Alors je me suis lancée à fond. J’ai recommencé à monter, en pensant créer ma boîte de vêtements d’équitation. Mais, au même moment, un copain m’a parlé d’un poste dans une très bonne écurie, à Barbizon, chez le sélectionneur des équipes de France de juniors, où je suis finalement restée trois ans. Je me suis mise à faire des concours, j’ai eu mon diplôme d’entraîneure… Et j’ai reçu ce coup de fil pour venir à Abu Dhabi.

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