Par La Rando

La Fun Cup débarque à Dubaï

Du débutant au profane, venez découvrir une course automobile d’endurance ouverte à tous les niveaux sur l’autodrome de Dubaï.

De 2 à 6 pilotes par voiture, moins de 3 500€ par pilote, 3 heures d’essais, 10 heures de courses : pour un maximum de plaisir !

Plus d’infos : http://www.funracingcars.com/dubai-2016.php
Et vous, vous faîtes quoi cet hiver ?

Par La Rando

Facebook aux Emirats Arabes Unis

Il y a actuellement environ cinq millions d’utilisateurs de Facebook dans les Emirats Arabes Unis, soit six pour cent du nombre total d’utilisateurs de Facebook dans le monde arabe, et 28 dans le CCG.
Facebook estime à 3,5 millions les utilisateurs émiriens à Dubaï, avec au mois de mars un milliard de messages, 111.500.000 commentaires et plus de 45 millions de photos. Dans l’ensemble, les Emirats Lire la suite “Facebook aux Emirats Arabes Unis”

Par La Rando

Le commerce, impulsion ou manipulation?

Le commerce est le prolongement naturel de l’activité de production de biens et services qui peuvent ainsi trouver un débouché dans la commercialisation en direction des marchés et clients potentiellement intéressés. Un commercial doit impulser l’envie d’acheter. Il ne doit pas manipuler. Le commerce a pour moteur la satisfaction des multiples besoins de l’homme. Lire la suite “Le commerce, impulsion ou manipulation?”

Par La Rando

La richesse mondiale a doublé depuis 2000

Le groupe de services financiers Crédit suisse et la Croix-Rouge viennent chacun de sortir un rapport dont la lecture conjuguée est désespérante.

Le premier (en anglais, PDF) fait un bilan statistique de la richesse mondiale. On apprend qu’elle « a plus que doublé depuis 2000, atteignant un nouveau record historique de 241 00 0 milliards de dollars ».

Le deuxième (en anglais, PDF) parle des « impacts humanitaires de la crise économique en Europe » (42 pays étudiés dans l’Union européenne, les Balkans, l’Europe orientale). Il constate que « le nombre de personnes dépendant des distributions de nourriture de la Croix-Rouge dans 22 des pays concernés a augmenté de 75% entre 2009 et 2012 ».

Quelques chiffres à retenir de ces deux rapports.

46% du patrimoine mondial est détenu par 1% des ménages

La richesse mondiale a crû de 4,9% entre mi-2012 et mi-2013, la période examinée par Crédit suisse, et de 68% ces dix dernières années.

Le pourcent le plus fortuné des ménages commence à 753 000 dollars (557 000 euros) et amasse 46% du patrimoine mondial – part en hausse –, tandis que les deux tiers des ménages, dont le patrimoine reste stable, ne représentent que 3% de la richesse globale.

Il faut avoir un patrimoine de 4 000 dollars (environ 3 000 euros) pour être dans la moitié la plus riche du globe, et de 75 000 dollars (55 500 euros) pour être dans la tranche des 10% les plus riches.

Pyramide de la richesse mondiale. Lecture : « 22,9% de la population mondiale a un patrimoine de 10 000 à 100 000 dollars, et représente 13,7% de la richesse mondiale. » (Crédit Suisse)

25% de travailleurs pauvres en Allemagne

Le nombre de salariés allemands ne pouvant subvenir à leurs besoins est en constante augmentation, relève la Croix-Rouge : un quart d’entre eux ont des bas salaires – le montant n’est pas précisé, mais il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne.

Près de la moité des contrats signés en Allemagne depuis 2008 sont à court terme, sans sécurité sociale, et 1,3 million de travailleurs ne peuvent subvenir à leurs besoins.

Une étude de la Fondation Bertelsmann publiée en décembre 2012 montre que la classe moyenne est passée de 65% de la population en 1997 à 58% quinze ans plus tard :

  • 5,5 millions d’Allemands sont devenus « pauvres » ;
  • 500 000 sont devenus « riches ».

Dans toute l’Europe, « la Croix-Rouge signale un nombre important de “nouveaux pauvres”, des gens qui travaillent mais ne peuvent pas assumer leurs besoins primaires à la fin du mois et doivent choisir entre acheter de la nourriture et payer leur loyer ».

31 millions : le nombre de millionnaires en dollars

Le nombre de millionnaires en dollars n’a jamais été aussi élevé. Ils sont :

  • 14 millions aux Etats-Unis ;
  • 10 millions en Europe ;
  • 6,5 millions en Asie-Pacifique.

Parmi les près de 100 000 ultra-riches au capital supérieur à 50 millions de dollars (37 millions d’euros), la moitié environ est aux Etats-Unis. La Chine arrive loin derrière, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon.

L’économie actuelle est propice à l’accumulation de fortune : tandis que la richesse mondiale a crû de 4,9%, le nombre de millionnaires a progressé de 6,1% et celui d’ultra-riches de plus de 10%.

5 : nombre de pays en Europe où le chômage des jeunes dépasse 50%

Bosnie, Macédoine, Serbie, Espagne, Grèce : dans tous ces pays, plus d’un jeune de 15 à 24 ans sur deux, en situation de travailler, était au chômage en 2012. Dans les trois derniers, le chiffre a explosé pendant la crise.

En Europe de l’Est, le chômage des jeunes, déjà élevé avant la crise, a atteint des niveaux alarmants. Il a doublé en Croatie, en République Tchèque, en Pologne et dans les Pays baltes.

Le rapport de la Croix-Rouge dénonce l’austérité qui « ajoute de la pauvreté, alors que les autres continents la réduisent avec succès ».

« Les conséquences à long terme de cette crise ne sont pas encore connues. Les problèmes engendrés se ressentiront pendant des décennies même si l’économie s’améliore dans un futur proche […] Nous nous demandons si, en tant que continent, nous comprenons vraiment ce qui vient de nous arriver. »

7e : la position de la France dans la hiérarchie des plus gros patrimoines moyens

Grâce à la valeur de l’immobilier (parisien, surtout), le patrimoine moyen français est très élevé : 296 000 dollars, soit 219 000 euros. C’est davantage qu’en Allemagne, en Belgique ou au Royaume-Uni.

L’immobilier compte pour deux tiers de la richesse et le niveau d’endettement des ménages est en France plutôt faible (12% des actifs).

Le Crédit suisse souligne que l’inégalité financière en France est plus grande que dans la plupart des pays européens : un quart des millionnaires européens réside en France. Cependant, les ultra-riches sont plus nombreux en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni.

14% de la population française sous le seuil de pauvreté

En 2011, selon l’indice d’Eurostat repris par la Croix-Rouge, le pourcentage de ménages français sous le seuil de pauvreté (moins de 60% de la richesse médiane dans le pays) s’élevait à 14%. Une hausse de 1,3 point, soit 350 000 habitants de plus, par rapport à 2008.

Malgré la crise, cet indice a baissé dans quelques pays d’Europe occidentale : Portugal (18%), Royaume-Uni (16,2%) et Autriche (5,2%). Mais ils constituent des exceptions. Commentaire de la Croix-Rouge :

« Non seulement de plus en plus de gens tombent dans la pauvreté, mais les pauvres sont de plus en plus pauvres et il semble que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres aille croissant. Ce qui signifie que la “distance sociale” requise pour refaire partie de la société s’agrandit. »

Lire la suite sur: Rue89…

Par La Rando

10 raisons pour retourner vivre en Afrique

La diaspora Africaine (et Amazighe ) dans le monde constituée d’experts en tous genres, d’hommes d’affaires et de sportifs influents pourrait impacter positivement la croissance et le développement du continent. Bien que la fin des crises qui secouent le continent n’est pas pour demain, toutefois force est de constater que l’Afrique demeure une mine d’or à explorer. Potentiellement dotée de ressources naturelles, l’Afrique donne toujours l’apparence d’une foret vierge. La défaillance sur la qualité de la formation de la population active pouvait en son temps repousser les investisseurs. Il est désormais à noter la qualité des formations et autres écoles supérieurs tel que Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (Cesag) de Dakar. La diaspora Africaine, avec un important portefeuille est longtemps restée réticente à investir sur le continent, alors que les feux semblent passés au vert tant au niveau politique, économique et infrastructure. Oeil d’Afrique vous propose une liste non exhaustive des points qui pourrait aider la diaspora à revenir en Afrique.

  1. Stabilité et alternance

    abdoulaye-wade-macky-sallCette Afrique des coups d’État à répétition, est bien décidée à tourner la page. Les gouvernants, conscients de la légitimité que leur confèrent les peuples aux travers des urnes, ne peuvent que s’adapter aux principes démocratiques. Aussi, tout développement durable ne pouvant s’appuyer que sur la stabilité politique et l’alternance au pouvoir d’État, des vents nouveaux ont soufflé sur le continent. Le Sénégal est l’un des rares pays qui peut se vanter de la stabilité de ses institutions illustré par les derniers élections présidentielles qui a vu la victoire de Macky Sall face à Abdoulaye Wade. Ce pays qui à maintes occasions exprimé son grand attachement pour la démocratie a toujours réussi à surmonter par les urnes ces difficultés. Le Ghana après des années de turbulence qui ont duré environ deux décennies, a su puiser dans ses ressources à l’effet de taire toutes les rancunes et parler développement et avenir. John Dramani qui ne fait que perpétuer la volonté des Ghanéens à ne plus faire machine arrière, continue de faire du Ghana un exemple. Au Kenya du pionnier de Jomo Kenyatta, la sagesse et l’humilité ont fini par habiter les principaux acteurs politiques. En mettant en avant l’intérêt supérieur de la nation Kenyane, Raila Odinga et le président Uhuru Kenyatta, élu au terme de la présidentielle de 22 mars dernier, ont montré au monde entier une maturité et une grandeur d’esprit. Par effet de contagion, c’est dans cette logique que nous assisterons aux prochaines élections sur le continent. L’alternance au pouvoir d’Etat est devenue un leitmotiv pour tous.

  2. Bonne gouvernance

    584741_karim-wade-fils-de-l-ancien-president-senegalais-abdoulaye-wade-fait-un-signe-de-la-main-pendant-son-arrestation-le-15-avril-2013-a-dakarSi la corruption et les détournements de deniers publics avaient été érigés en mode de gestion, à ce jour l’Afrique arbore un meilleur profil. L’ex super ministre sénégalais, Karim Wade, sous le mandat de son père Abdoulaye Wade déchu aux élections de 2012, croupit dans les geôles de la prison de Rebeuss depuis le 15 avril pour enrichissement illicite. En effet, de fortes présomptions de détournements portant sur la somme 303 milliards pèsent sur le fils Karim. L’État Sénégalais avec sa tête un certain Macky Sall, a rompu le cordon ombilical d’avec les pratiques ancestrales. La cour de justice Sénégalaise rendra bientôt son verdict quant à ce procès. En Côte d’Ivoire, l’affaire Bolloré dans la session du 2eme terminal à conteneurs, secoue l’exécutif. Niant tout droit de réserve en sa qualité de ministre du commerce siégeant au gouvernement, Jean Louis Billon a dénoncé de façon officielle la concession de ce 2eme terminal à conteneurs du port autonome d’Abidjan à Bolloré. Cette sortie du ministre Ivoirien, ne l’est pour trahir un secret, qu’une question de bonne gouvernance. L’affaire est pendante devant le tribunal des affaires de l’UEMOA (Union monétaire Ouest Africain) qui statue sur la concession de ce terminal.

  3. Croissance économique

    Croissance AfriqueRelativement à la croissance économique, nous observons un regain de compétitive d’une économie Africaine très ouverte sur le reste du monde. Avec un taux de croissance en deçà du zéro en 2009, ce chiffre passera à 4,9% en 2011, le même qu’en 2012. Pour l’année 2013, les finances internationales, Banque mondiale et FMI, prévoient une hausse de ce taux qui devrait oscillée entre les 5 et 5,5%. Cette hausse est due à l’exploitation des ressources pétrolières, minières et gazières et à un assainissement de la gestion économique. Alors qu’à l’inverse, de nombreux pays développés sont pris dans une spirale descendante se renforçant grâce à un chômage élevé, une faiblesse de la demande globale exacerbée par l’austérité budgétaire, un endettement public élevé et un système financier toujours fragile. Face à une économie mondiale moribonde, l’Afrique renoue avec la croissance. En maintenant ces efforts constants, la croissance à deux chiffres pourrait être atteinte globalement à l’horizon 2020.

     

  4. Dispositif légal

    COLOURBOX14556131Les organisations d’intégration sous régionales telles que la CEDEAO, pour l’Afrique de l’Ouest, la CEMAC pour l’Afrique centrale, la SADEC pour l’Afrique Australe, travaillent toutes à l’amélioration d’un environnement juridique qui devra protéger les investissements. Aussi, les appels d’offre relatifs aux marchés publics sont désormais ouverts à la compétition. Les gouvernements sont tous appelés à mettre fin aux passations de marchés de gré à gré. L’environnement des affaires est rendu attractif car facilitant l’installation des entreprises. Les délais pour la création d’une entreprise sont réduits au minimum. En 48 heures, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le demandeur doit en avoir fini avec les démarches administratives. La libre circulation des africains de pays en pays n’est lus un rêve mais une réalité rendu possible par les différents organisations continentales cités plus haut.

     

  5. Infrastructures économiques,

    Congo-Brazza-Amélioration-des-infrastructures-routièresRoutes, aéroports, bâtiments officiels, hôpitaux, les dirigeants du continent ont enfin compris l’importance à accorder aux infrastructures afin de passer de pays pauvres à pays émergeants. Les transports, l’énergie et les télécommunications qui garantissent le dispositif de développement sont au cœur des priorités en Guinée Équatoriale, au Tchad, au Congo, au Cameroun… D’ailleurs le New York forum Africa, tenu en juin dernier à Libreville au Gabon a longuement épilogué sur la question. Investir dans les infrastructures est un secteur en plein essor en Afrique.

     

  6. Hausse du pouvoir d’achat,

    super marché afriqueLa hausse du pouvoir d’achat des Africains est une réalité et l’émergence d’une classe moyenne de plus en lus avide de consommation. Pour la Banque africaine de développement, l’émergence rapide de la classe moyenne fait qu’elle compte à ce jour plus de 350millions de personnes. En outre, des analystes du McKinsey Global Institute estiment que les dépenses générales en consommation à travers le continent vont dépasser la barre des 1000 milliards de dollars pour cette année 2013. Les investisseurs sont donc invités à saisir leur part d’opportunités sur le continent.

     

  7. Agriculture,

    Agriculture AfriqueEn référence à la croissance rapide de la population mondiale (dépassant récemment la barre des 7 milliards), la production agricole mondiale doit augmenter dans l’optique de répondre à cette croissance. La majeure part de cette augmentation de la production agricole proviendra de l’Afrique. En effet, toujours selon McKinsey Global Institute, le continent abrite actuellement 60% du total mondial des terres arables et non cultivées. L’Afrique est donc mure pour la révolution verte et peut de ce fait, être le grenier du monde.

     

  8. Qualité de vie,

    libreville GabonLa qualité de vie en nette progression, avec un taux prévisionnel de croissance de 5,5% en 2013. Les indices qui renvoient à cette notion notamment l’environnement politique et social, l’environnement économique et socioculturel, la santé, l’éducation, les services publics et transports, les infrastructures urbaines, les loisirs, les biens de consommation, le logement et l’environnement connaissent une amélioration. Dans le classement des villes à qualité de vie évidente, la capitale Gabonaise, Libreville, qui occupe la 13eme place et se situe derrière Port-Louis (Ile Maurice), Cape Town et Johannesburg (Afrique du Sud), Victoria (Seychelles), Tunis (Tunisie), Rabat et Casablanca (Maroc), Windhoek (Namibie), Gaborone (Botswana), Lusaka (Zambie), le Caire (Egypte), et Dakar (Sénégal). L’Egypte avec les remous a du perdre son rang.

     

  9. Absence de concurrence

    concurrenceLe marché Africain bien que compétitif, n’est pas concurrentiel. Nombreux sont les monopoles qui existent encore dans divers secteurs et pays, notamment celui des énergies renouvelables (juste un exemple). Toutefois, les chinois qui renforcent leur présence sur le continent pourraient à terme occuper tous les secteurs.

     

  10. Les besoins basiques

    ramadan6Suivant le secteur d’activité, il n’est pas forcément nécessaire d’être au top de la technologie, tant les besoins basiques sont importants. Des produits simples, efficaces et peu chers, auront parfois plus de succès en Afrique que les mêmes plus sophistiqués et beaucoup plus chers. Il faudrait ajouter à cela, la facilité pour la diaspora de rencontrer les autorités. Voici autant d’atouts qui doivent convaincre la diaspora à venir à l’abordage d’un marché dynamique, qui n’attend que preneur.

     

Source: oeildafrique.com

Par La Rando

Histoire du Franc CFA

Le Franc CFA est la monnaie de la Côte d’Ivoire et de Guinée-Bissau, du Sénégal, Mali, Burkina Faso, Togo, Bénin et Niger. Ces pays forment la zone ouest du Franc CFA. Plus au centre de l’Afrique, Tchad, Cameroun, Gabon, Congo Brazzaville, Guinée Equatoriale et République Centrafricaine tournent aussi au Franc CFA, mais un Franc CFA différent, qui ne s’échange pas directement avec l’autre.

Ainsi, il y a deux zones Franc CFA. En effet, les billets émis par la BCEAO dont le siège est à Dakar ne circulent pas dans les pays de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale) dont la banque centrale est à Yaoundé. La zone Franc CFA n’a donc rien d’un espace panafricain de coopération.

Ces deux zones ont une même capitale : Francfort. Depuis le Traité de Maastricht, la Banque centrale européenne a hérité du mandat de la Banque centrale française, et est devenue le centre de décision de la politique monétaire de 15 pays africains. Aux 14 pays cités (8 en Afrique de l’ouest et 6 en Afrique centrale) il faut ajouter les Comores puisque le Franc comorien fonctionne sur le même modèle.

En revanche, le Franc rwandais, celui de Djibouti ou de Guinée Conakry, sont des monnaies ne faisant pas partie de ce système étonnant.

Inexplicablement, le Franc CFA est depuis toujours un sujet peu discuté.

Son histoire nous porte vers l’époque coloniale. Parmi les pays dont la monnaie est le Franc CFA, seules la Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau n’ont jamais été des colonies françaises. La Mauritanie et la Guinée-Conakry sont les seuls pays à avoir quitté définitivement le Franc CFA.

Le Togo devait en sortir le 15 janvier 1963. Mais le 13 janvier au matin, le chef de l’Etat et héros de l’indépendance Sylvanius Olympio fut malencontreusement tué par d’anciens Tirailleurs sénégalais ayant combattu pour la France en Indochine et en Algérie, devant le portail de l’ambassade des Etats-Unis.

Ancien député français, le malien Modibo Keita avait sorti son pays du Franc CFA en 1962, pour le Franc malien, imprimé en Tchécoslovaquie. Il fut renversé en 1968, et mort en captivité en 1977, empoisonné. Le Mali est revenu au Franc CFA en 1984.

Le Franc CFA était apparu le 26 décembre 1945. De Gaulle a reproduit en Afrique l’ingénieuse domination monétaire qu’appliquait l’Allemagne nazie aux pays occupés. C’est ce qu’explique un homme admirable, Nicolas Agbohou, économiste à l’université de Versailles.

Les billets du Franc CFA sont toujours imprimés en France (à Chamalières), et les deux banques centrales émettrices sont contrôlées par des pions français en nombre suffisant pour bloquer toute décision dans les conseils d’administration. Ces administrateurs français sont nommés par le ministère des finances français. Idem pour le Franc comorien et la Banque centrale des Comores.

Le Trésor public français conserve aujourd’hui toujours 50% des réserves des pays du CFA. Ces devises situées sur des comptes d’opération « appartiennent » aux Etats Africains mais ceux-là ne peuvent en disposer librement. Hors « Selon le rapport annuel 2012 de la Banque de France, le montant des réserves de cash africain qu’elle sauvegarde est plus élevé que les produits intérieurs bruts individuels de tous les pays de la zone cfa, sauf deux. » rapporte businessweek.com. Une source également citée par ladepechedabidjan.info, le 16 juillet :

Cette année, l’hebdomadaire américain, Businessweek révélait que les pays africains disposaient d’au moins 20 milliards de dollars américain à la Banque de France. Pendant que les pays Africains s’endettent auprès de la France à des taux d’intérêt élevés, elle rémunère les réserves africaines à un taux d’intérêt de 0,75%. Le franc CFA n’est finalement pas au service des économies africaines. Les Africains doivent se rappeler des propos de Joseph Tchundjang POUEMI : « Je crois que nous devrions être capables d’assurer notre Défense, être donc militairement forts. Mais pour cela, il faudrait entretenir et équiper nos armées pour les rendre plus efficaces. Cela implique que nos économies secrètent suffisamment de revenus pour qu’une partie puisse être distraite et affectée à la vie de troupes et à l’achat (ou à la production, pourquoi pas !) du matériel, c’est-à-dire que nos pays devraient accélérer leur croissance économique, donc le rythme d’investissement dans la production des biens et des services. Or investir à bon escient, c’est avant tout disposer de circuits financiers soigneusement organisés, avec à leur tête des banques centrales conduites avec rigueur et rationalité, bref une monnaie bien gérée. Comme tu peux le voir, le cheminement que je viens de faire ne peut être inversé »

ladepechedabidjan.info est proche du FPI, le parti de Laurent Gbagbo, et considère que ce dernier était un menace pour le Franc CFA, rouage clef de la Françafrique.

Toute histoire est un écheveau compliqué. La monnaie est un attribut de souveraineté. Dans l’analyse des conflits, déclarés ou non, c’est un paramètre à ne jamais omettre.

 

Source: agoravox

Par La Rando

Un Chinois explique l’économie aux Français

Son Excellence l’ancien ambassadeur de Chine en France, Wu Jianmin (alias Kuing Yamang) donne un cours d’économie aux Français et un cours particulier à Alain Juppé qui en tant qu’éternel fonctionnaire en a bien besoin.
Les 35 heures de Martine Aubry ont beaucoup fait rire les Chinois pour qui le travail est la source de la richesse, et bien fait, il n’est pas un fardeau (Confucius disait : “choisis un métier qui te plait et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie”) mais ceux qui s’oppose au travail encouragent la paresse. Enfin les 35 heures plombent la compétitivité des entreprises françaises.
Jusqu’en 1978 en Chine, les chefs d’entreprise étaient considérés comme des malfaiteurs. Depuis Deng Xiaoping, ce sont eux qui font marcher l’économie chinoise grâce au secteur privé qui crée 75% des emplois. Il y a maintenant 50 millions de chefs d’entreprise en Chine.
Si Mao Zedong avait eu le même parcours que Deng Xiaoping, il n’y aurait pas eu autant de ravages en Chine pendant des décennies.

Par La Rando

Ebola, une stigmatisation de l’Afrique ?

La mobilisation contre le virus Ebola ne doit pas conduire à stigmatiser le continent africain dans son ensemble, a mis en garde samedi 11 octobre la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde : « Nous devons faire preuve d’une extrême prudence pour ne pas terroriser la planète vis-a-vis de l’Afrique dans son ensemble. »

L’épidémie d’Ebola, qui a fait plus de 4 000 morts, est pour l’heure concentrée dans trois pays : le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée. Ailleurs sur le continent « les affaires doivent continuer, les économies des autres pays doivent continuer à agir et à créer des emplois », a exhorté Mme Lagarde. Plus tôt dans la journée, la dirigeante avait appelé à rompre l’isolement des trois Etats les plus touchés. L’instance politique du FMI, le comité monétaire et financier international (CMFI),  s’est dit inquiet de l’impact « humain et socio-économique » de l’épidémie.

PIRE « QU’UN EMBARGO ÉCONOMIQUE »

Selon la Banque mondiale, l’épidémie pourrait coûter plus de 32 milliards de dollars (25 milliards d’euros) à l’Afrique de l’Ouest d’ici  à la fin 2015. Le virus Ebola produit les mêmes effets qu’un « embargo économique » sur les pays touchés par l’épidémie en les isolant du reste du monde et en grippant l’activité, a déploré le ministre sierra-léonais des finances présent à Washington. Plusieurs secteurs économiques (construction, mines…) et le transport aérien vont « stagner » et « étrangler » l’ensemble de la sous-région, souligne-t-il.

Plus tôt dans la journée de samedi, la ministre russe de la santé indiquait que Moscou pourrait fournir trois vaccins contre le virus d’ici à six mois. « L’un est déjà prêt pour un essai clinique », a-t-elle ajouté. Par ailleurs, l’état de santé de la première personne contaminée par le virus Ebola hors d’Afrique a donné des signes d’amélioration à Madrid après un traitement expérimental. Quinze autres personnes, dont son mari, étaient toujours hospitalisées par précaution dans ce même hôpital madrilène Carlos III, mais aucune ne présentait de symptômes, selon un bilan officiel.

Source : LeMonde.fr

Par La Rando

Quand les faucons attaquent l’Argentine

La justice des États-Unis vient de condamner l’Argentine à payer en totalité des titres de créances pourtant rachetés à vil prix par des fonds spéculatifs spécialisés. Une affaire aux conséquences redoutables, d’abord pour le peuple argentin, ensuite parce qu’elle risque de bloquer toute possibilité de restructuration des dettes publiques.

La justice des États-Unis a encore frappé (lire aussi “Affaire BNP Paribas : le problème des deals de justice”). Le 18 juin, la Cour suprême des États-Unis a refusé de mettre en cause le jugement d’un tribunal de New York condamnant l’Argentine à payer le remboursement à leur valeur initiale (plus les intérêts) d’obligations de la dette publique de l’Argentine détenues par deux fonds spéculatifs appelés, à juste raison, fonds vautours.

C’est une affaire extrêmement grave. Certes, ce n’est pas la première fois que des financiers charognards trouvent dans la justice américaine les moyens de s’enrichir sur le dos de pays en difficulté. Mais c’est tout de même la première fois que la plus haute instance judiciaire des États-Unis leur prête la main. Surtout cela entraîne la menace d’une nouvelle faillite de l’Argentine, et d’un blocage de toute restructuration future d’une dette publique en incitant les créanciers à refuser tout compromis avec les États. Et ceci alors même que de telles restructurations apparaissent de plus en plus nécessaires, pas seulement dans les pays du Sud, mais aussi en Europe. Bref, il est urgent de soutenir l’Argentine et d’agir pour bloquer les possibilités d’action des fonds vautours.

Les biens nommés fonds vautours

Les fonds vautours ne sont pas des épargnants ayant souscrit des titres de dette publique d’un pays, pénalisés par un défaut de ce pays. Ce sont des fonds rachetant au rabais aux banques et aux assurances de vieilles dettes de pays ayant fait faillite pour les attaquer en justice et leur réclamer le paiement intégral de la valeur nominale de leur titres, plus le paiement des intérêts non versés, une fois la solvabilité de ces pays plus ou moins retrouvée. Ils n’ont donc jamais financé les pays qu’ils attaquent. Leur objectif est de faire le maximum d’argent sur la misère du monde et d’exploiter, pour ce faire, tous les filons juridiques possibles. Certes, cela demande du temps, des réseaux de toutes sortes et un lobbying intense. Ces fonds n’en manquent pas. Ils sont en général opaques, localisés dans des paradis fiscaux et dans les mains de milliardaires influents.

Quelques-uns tiennent le haut du pavé de la “profession” : Le groupe Elliott, fondé et dirigé par Paul Singer, a notamment à son tableau de chasse le Pérou. Sa filiale NML est l’un des deux fonds ayant attaqué victorieusement l’Argentine. Une autre filiale, Kensington International, a poursuivi le Congo Brazzaville. L’américain Paul Singer est l’un des principaux contributeurs financiers du Parti républicain.

Le fonds Donnegal international, filiale de Debt Advisory International, s’en est pris à la Zambie. Il est dirigé par Michael Sheehan – qui aime, paraît-il, à se faire appeler Goldfinger – et fut… conseiller des pays pauvres en matière de gestion de leur dette. FG Hemisphere, qui s’est notamment attaqué à la République démocratique du Congo, est dirigé par Peter Grossman, un ancien de la banque Morgan Stanley.

Dart Management est un fonds vautour dirigé par le multi milliardaire Kenneth Dart , exilé fiscal américain et nouveau citoyen du Belize. Il privilégie la recherche d’accords secrets, sous chantage d’une action en justice avec les pays qui restructurent leurs dettes. Il l’a fait avec le Brésil et l’a refait plus récemment avec succès sur le dos de la Grèce. Plutôt que de risquer une action en justice, la Grèce, a décidé en 2012, d’effectuer un remboursement d’un demi-milliard d’euros sur la partie de ses dettes régie sous droit américain et rachetée à bas prix notamment par Dart Management qui a empoché 90% des remboursements.

1.608% de profits en six ans

Il y a certes le risque de ne pas aboutir devant les tribunaux, plus le risque de ne pas être payé malgré un jugement favorable, mais le jeu en vaut la chandelle. Les marges obtenues sont considérables, comme le montre l’évaluation de la Plateforme Dette et développent sur des exemples des années 2000.

Calculé par la plate-forme Dette & Développement et le CNCD à partir des données 2005-2008 du FMI et de la Banque mondiale (cf. le rapport mai 2009 : “Un vautour peut en cacher un autre”).

Lire la suite sur : regards.fr

Par La Rando

Quand le pétrole baisse, tout le pays s’affaisse !

Les perspectives à court terme de l’économie mondiale à travers la tendance baissière des prix du pétrole sur le marché international et les contre-performances des exportations d’hydrocarbures du pays n’ont pas été sans conséquence sur l’économie nationale.

En dépit de sa résilience à travers sa faible exposition financière extérieure, son niveau élevé des réserves de changes et la flexibilité du taux de change, l’économie algérienne n’arrive pas encore à se départir de sa vulnérabilité face aux chocs extérieurs. Cette fragilité a été confirmée par l’évolution de la balance des paiements extérieurs au 1er trimestre 2014, impactée par le recul dans les exportations du pétrole et du gaz et la baisse des prix de l’énergie.
C’est ce qui ressort de la note de conjoncture du 1er trimestre 2014 établie par la Banque d’Algérie (BA). Sur le marché international de l’énergie, le prix du baril de Brent s’est inscrit à la baisse au cours du 1er trimestre 2014, passant de 111,4 dollars début janvier à 107 dollars à fin mars. Cette évolution a été marquée beaucoup plus par des facteurs temporaires, à savoir l’hiver rude aux États-Unis… et la situation de dépréciation du dollar face à l’euro. En moyenne trimestrielle, le prix du pétrole algérien s’est établi à 109,55 dollars/baril au 1er trimestre 2014, en baisse de 2,6% par rapport au 1er trimestre 2013 où il a été évalué à 112,51 dollars/baril

Contraction des exportations d’hydrocarbures à 15,57 milliards de dollars
Parallèlement à cette situation, les importations de biens fob (Free On Board) ont légèrement reculé au 1er trimestre 2014 pour s’établir à 14,09 milliards de dollars par rapport à la même période de l’année passée (14,2 milliards de dollars) où le 2e trimestre avait enregistré un haut en la matière (15,09 milliards de dollars), précise la note de la Banque centrale. “Il s’agit là d’une tendance favorable, même si le montant des importations de biens au 1er trimestre 2014 est supérieur aux niveaux atteints aux 3e et 4e trimestres 2013”, commentent les rédacteurs de la note.
Pour ces derniers, la diminution des importations de biens au 1er trimestre 2014 relativement à la même période de l’année 2013 “est due à la contraction de celles des produits pétroliers et des biens de consommation non alimentaires, en situation de progression des importations des produits semi-finis et des biens d’équipements industriels. Ces derniers, qui occupent le premier rang avec une part de 28,13%, ont enregistré une hausse de 6,7% par rapport à leur niveau du 1er trimestre 2013”.
Quant aux produits semi-finis qui ont atteint 19,5% du total des importations, ils occupent le deuxième rang et se sont accrus de 4,6% au cours du trimestre sous revue comparativement à la même période de l’année dernière.
La contraction des exportations d’hydrocarbures a eu également un effet direct sur la balance commerciale. “Le 1er trimestre 2014 a enregistré un amenuisement de l’excédent de la balance commerciale à 1,84 milliard de dollars contre 3,78 milliards de dollars au titre de la même période de 2013, soit une moindre performance…”, souligne la BA.

Balance des paiements : un déficit de 470 millions de dollars
Cet amenuisement de l’excédent de la balance commerciale comparativement au 1er trimestre 2013 a influé directement sur le compte courant de la balance des paiements extérieurs qui, selon les tendances monétaires et financières de la Banque d’Algérie, affiche un déficit de 470 millions de dollars, et ce, malgré l’“augmentation des transferts nets et la diminution du déficit des revenus des facteurs au 1er trimestre 2013”.
La Banque des banques enregistre avec satisfaction, cependant, la progression de près d’un milliard de dollars de l’encours des réserves de changes, sans l’or, qui est évalué à 194,961 milliards de dollars contre 194,012 milliards de dollars à fin décembre dernier. “L’augmentation des réserves de changes est plus significative comparativement à leur niveau de fin mars 2013 (189,768 milliards de dollars)”, affirment les analystes de l’institution que dirige Mohamed Laksaci.
Pour ces experts, la poursuite de la progression des réserves de changes au cours du 1er trimestre 2014 contribue à consolider la position financière extérieure nette de l’Algérie, appuyée par un niveau historiquement bas de la dette extérieure qui se situe à 3,561 milliards de dollars à fin mars 2014 contre 3,396 milliards de dollars à fin décembre 2013 et 3,451 milliards de dollars à fin mars 2013.

Réserves de changes : 194,961 milliards de dollars
“Le niveau des réserves de changes ainsi accumulées dépasse les seuils d’adéquation habituels pour les pays émergents, ce qui permet à l’Algérie de faire face à d’éventuels chocs externes et de préserver la stabilité extérieure”, rassure, en revanche, la Banque d’Algérie qui, mentionne-t-on dans le document trimestriel, a poursuivi au 1er trimestre 2014 la gestion prudente des réserves officielles de changes en mettant de plus en plus en avant le suivi rigoureux et la gestion des risques, au moyen notamment de mesures de prudence appropriées pour préserver le capital des investissements de toute perte, tout en atteignant “un niveau de rendement acceptable” compte tenu de la persistance de l’environnement de faibles taux d’intérêt mondiaux. À fin mars dernier, les emprunts publics à 10 ans aux États-Unis affichaient, précisent les statistiques de la BA, un rendement de 2,72% contre 1,55% pour les titres publics allemands de même maturité, pour ne citer que cet exemple.
Par ailleurs, le 1er trimestre 2014 a subi une appréciation du dinar contre le dollar américain (0,7%) par rapport au même trimestre de l’année 2013. Parallèlement, le cours de change moyen du dinar contre l’euro s’est déprécié de 3,38% au 1er trimestre 2014 (106,7062 euros/DA) par rapport au même trimestre de l’année passée (103,213 euros/DA). Une chose est certaine, le taux de change effectif réel du dinar s’est en définitive déprécié de 1,81% au 1er trimestre 2014 par rapport à la même période de 2013.
Sur un autre registre, les crédits bancaires à l’économie ont atteint 5 314 milliards de dinars à fin mars 2014 dont 74,25% au titre des crédits à moyen et long terme contre 72,4% à fin 2013. Les prêts aux entreprises privées atteignent plus de 2 427 milliards de dinars contre 2 367 milliards de dinars en 2013 et progressent ainsi de 19,50%. Quant aux crédits aux ménages, ils ont augmenté de 4% à un rythme proche de celui des crédits à l’économie. Concernant la liquidité bancaire, elle s’est légèrement améliorée et a atteint plus de 2 978 milliards de dinars à fin mars dernier contre plus de 2 865 milliards de dinars à la même période de l’année 2013.
En ce qui concerne l’inflation des prix à la consommation, elle a enregistré, en glissement annuel, note la BA, une baisse de 3,55 points de pourcentage par rapport à mars 2013. Cette tendance baissière est générée par la faible baisse de l’inflation en glissement de l’ensemble des groupes, à l’exception de celui de l’éducation-culture et loisirs. Estimée à 1,98% en moyenne annuelle, l’inflation est descendue en dessous de 2% pour la première fois depuis octobre 2006.

Par : Badreddine KHRIS

source: Liberte Algerie