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Petrobras a vendu sa part à Shell et ONGC Videsh

Petrobras bresilLe géant pétrolier brésilien Petrobras a annoncé lundi avoir vendu à Shell et ONGC Videsh sa part de 35% dans le projet offshore du Parque das Conchas (sud-est) pour un total de 1,636 milliard de dollars. La compagnie nationale brésilienne a expliqué dans un communiqué avoir ainsi concrétisé un accord signé en août avec ces deux partenaires dans ce projet également connu sous le nom de “BC-10”.

Cette cession avait été conditionnée à l’approbation du régulateur national brésilien qui l’a approuvée.

“Shell et ONGC Videsh ont exercé leur droits préférentiels pour l’acquisition respective de 23% et 12% de la participation” détenue par Petrobras, précise la compagnie.

Les blocs du Parque das Conchas ont produit en 2013 une moyenne de 8.600 barils/jour, a précisé Petrobras.

En novembre, Petrobras s’était déjà défaite de sa filiale au Pérou qu’elle avait vendue à la compagnie chinoise CNPC pour 2.6 milliards de dollars. Lire la suite sur YahooNews…

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Le marché des voitures de luxe en Afrique

voiture luxe afriquePorsche, Range Rover, BMW ou encore Mercedes… sur les routes chaotiques d’Abidjan, de nombreuses voitures de luxe se faufilent entre des guimbardes tremblotantes, témoignage d’une Afrique toujours plus consommatrice d’automobiles onéreuses. Chacun de ces véhicules coûte à l’achat plusieurs dizaines de milliers d’euros. Soit des décennies de travail pour un Ivoirien payé un salaire minimum, malgré sa réévaluation en novembre de plus de 60%, de 60.000 francs CFA (environ 90 euros).

Pour l’amateur d’automobile, Cocody et la Zone 4, les territoires les plus huppés d’Abidjan, sont pourtant aussi bien pourvus que les plus riches quartiers de capitales européennes. Le week-end venu, les hurlements de moteurs puissants rythment les nuits du sud de la ville.

Le phénomène est identique à Johannesburg, Lagos, ou encore Libreville, où les grosses voitures pullulent. Dans la capitale gabonaise, il n’est pas rare de voir dix gros SUV (Sport utility vehicle, 4X4 urbains) en file indienne sur le boulevard du bord de mer embouteillé.

Les riches Africains aiment les grosses cylindrées, marqueurs comme ailleurs d’un certain statut social. Au Gabon, 70% des 6.000 véhicules neufs vendus par an sont de gros 4X4, en majorité japonais, selon la Fédération gabonaise des importateurs de véhicules.

“Ici, c’est “un 4X4 sinon rien””, raconte l’un d’entre eux, pour qui la voiture au Gabon est “le symbole de la réussite, bien plus que le logement”.

Les voitures “premium” ne représentent à l’inverse que 3% des 8.000 autos neuves vendues par an en Côte d’Ivoire, estime un expert. “Mais certains clients recherchent le haut de gamme. Les véhicules bling-bling, il y a de l’argent à se faire dans ce marché”, remarque-t-il.

La proportion de “belles bagnoles” est plus importante parmi les 40.000 véhicules d’occasion importés, remarque-t-il. Car les lourdes taxes dont sont frappées les autos neuves rendent les secondes ou troisièmes mains – venues d’Europe, d’Amérique du Nord ou encore de Dubaï – bien plus accessibles.

Les plus fortunés peuvent même acquérir les véhicules les plus extravagants. Malgré les routes truffées d’ornières d’Abidjan, qui abiment les voitures trop basses, un importateur propose Lamborghini, Ferrari, etc. à cette clientèle choisie.

Symbole de cette quête du luxe à quatre roues, Wattao, un ancien chef de guerre devenu cadre sécuritaire sous la présidence d’Alassane Ouattara, s’est récemment affiché dans sa Maserati devant des caméras de télévision.

Les constructeurs ne s’y trompent pas. Avec une classe moyenne estimée à 300 millions d’habitants par la Banque africaine de développement en 2011, mais surtout des strates très aisées de plus en plus nombreuses, ceux-ci cherchent à se rapprocher de ces clients potentiels.

Porsche dispose d’un showroom flambant neuf à Victoria Island, l’un des quartiers les plus chics de Lagos, à quelques pas du très récent hôtel Intercontinental, premier cinq étoiles de la métropole nigériane.

Le constructeur allemand, implanté depuis des décennies en Afrique du sud, où il dit connaître une progression de ses ventes de près de 40% par an ces deux dernières années, s’est récemment installé en Angola, au Ghana et au Nigeria, selon Christer Ekberg, son directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Lire la suite sur AFP Yahoo…

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Manifestation pro-Union européenne en Ukraine

manifestations ukraineKiev (AFP) – Plusieurs centaines de milliers d’Ukrainiens pro-européens ont réclamé dimanche à Kiev le départ du président Viktor Ianoukovitch, dans une nouvelle démonstration de force suivie de la chute très symbolique d’une statue de Lénine.

Drapeaux ukrainiens et européens en main, entre 250.000 et 300.000 manifestants ont investi la place de l’Indépendance et les rues voisines, scandant “démission!”.

Les organisateurs ont affirmé que le nombre de manifestants avait “approché un million”, tandis que la police a évalué le rassemblement à 100.000 personnes.

Dans un message lue par sa fille aux manifestants, l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko a demandé le départ “immédiat” de Ianoukovitch et a appelé l’opposition à ne pas négocier “avec ce pouvoir qui a le sang sur les mains”.

L’opposition, mobilisée depuis le refus du pouvoir de signer un accord d’association avec l’UE, a ainsi confirmé la mobilisation de la semaine précédente, la plus forte dans le pays depuis la Révolution orange qui avait porté au pouvoir les forces pro-occidentales et qui avait déjà pour centre la même place, aussi appelée Maïdan.

Scènes de joie

Dans un acte de défi envers Moscou, une trentaine de manifestants a renversé une statue du leader de la révolution de 1917 Vladimir Lénine située également dans le centre et servant de point de rassemblement aux communistes locaux.

Le monument de plus de trois mètres a été remplacé par un drapeau ukrainien après sa chute la tête la première, après avoir été tiré pendant dix minutes par ses assaillants, masqués.

Plusieurs membres du parti ultra-nationaliste Svoboda (Liberté), qui voient dans Lénine un symbole de la soumission de l’Ukraine à Moscou sous l’URSS, se sont félicités de l’événement, qui a été suivi de scènes de joie.

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Nelson Mandela est mort

Nelson Mandela“Le pardon libère l’âme, il fait disparaître la peur. C’est pourquoi le pardon est une arme si puissante”: Nelson Mandela, mort jeudi à Johannesburg, avait résumé, en une phrase devenue mythique, la vision du monde et de l’humanité qui a fait de lui le dirigeant le plus populaire du XXe siècle. AFP

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Nucléaire: L’Iran rassure les pays du Golfe

nucleaire-arabie-saouditeLe ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, en visite à Koweït, a assuré hier que l’accord sur le nucléaire iranien était dans l’intérêt des pays arabes du Golfe et annoncé son intention de se rendre en Arabie saoudite. “Le règlement de cette question (le nucléaire iranien) est dans l’intérêt de tous les pays de la région et ne se fait aux dépens d’aucun pays de cette région”, a déclaré le ministre à l’issue des entretiens avec son homologue koweïtien, cheikh Sabah Khaled Al-Sabah. “Soyez rassurés, cet accord sert la stabilité et la sécurité de la région”, a-t-il insisté. M. Zarif a affirmé que son pays cherchait à ouvrir un nouveau chapitre dans ses relations avec ses voisins arabes du Golfe. Les pays arabes du Golfe ont généralement bien accueilli l’accord nucléaire conclu par l’Iran et les grandes puissances le 24 novembre. Le ministre, qui doit se rendre après sa visite à Koweït, dans le sultanat d’Oman, a indiqué vouloir également se rendre en Arabie Saoudite mais n’a pas avancé de date pour cette visite.

source: Liberte algérie

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Emirates augmente le tourisme international en Algérie

emirates-dubaiDans quelques semaines, la société de transports Emirates Airlines va célébrer un an de présence sur le marché algérien. Une occasion de dresser le bilan et de prévoir l’avenir. Depuis son lancement au mois de mars 2013, Emirates a transporté plus de 73,000 passagers entre Dubaï et Alger « propulsant ainsi le tourisme international entre l’Algérie et plusieurs destinations au Moyen-Orient, en Asie Subcontinentale, en Extrême Orient et en Asie Australe », a indiqué la compagnie dans un bilan préliminaire.

Cette performance atteinte en quelques mois n’est pas le fruit du hasard. Selon Adil Al Ghaith, vice-président des opérations commerciales pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest, qui s’est exprimé récemment à Dubaï, «Nous offrons à nos passagers le plus haut niveau de confort sur les nouveaux appareils assurant le trajet en partance et à destination d’Alger. Les nouvelles fonctionnalités des Airbus A340-500 incluent en particulier des suites en Première classe et des systèmes de divertissement ultra modernes disponibles dans toutes les classes».

La compagnie, qui a démarré avec un vol hebdomadaire, est passée à deux vols par semaine. En plus de multiples dessertes et correspondances offertes au voyageur algérien, la compagnie émiratie est connue par ses options et offres de luxe. « Les passagers de toutes les classes profiteront du système de divertissement  ICE récompensé à maintes reprises. Une centaine de chaines de divertissement à la demande offrant plus de 120 films internationaux, plus de 60 programmes de télévision, des jeux vidéo, 400 canaux musicaux pour tous les goûts. L’expérience au vol inclut également des menus exclusifs servis par un personnel Emirates originaire de 130 destinations comprenant l’Algérie », explique la compagnie dans un communiqué.

E. W.

Source: Focus Algerie

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Philippines : la course à l’inhumation a débuté

typhon-philippines-emiratsDe nombreux corps vont être déposés jeudi dans des fosses communes, une tâche macabre mais essentielle pour assainir Tacloban, la ville des Philippines quasi rasée par le typhon. Des jours d’enterrements de masse attendent les Philippines. Six jours après le passage du typhon Haiyan, l’inhumation de ses victimes est devenue une priorité pour éviter des épidémies. Alignés dans les rues, les cadavres en décomposition font régner une odeur pestilentielle. Les survivants se protègent comme ils peuvent se badigeonnant le nez de Vicks Vaporub pour ne rien sortir ou se mettant les doigts dans les narines. La situation est particulièrement critique Tacloban, ville quasi rasée par le typhon. Estimer le vrai bilan d’Haiyan est encore difficile. L’ONU a évoqué la mort possible de 10.000 personnes à Tacloban, mais le président philippin Benigno Aquino a estimé ce chiffre «trop élevé» et parle de «2.000 à 2.500» victimes. La municipalité de Tacloban estime avoir déjà collecté 2.000 corps. «Il y a encore tellement de cadavres dans tellement d’endroits. Ca fait peur», s’est inquiété le maire Alfred Romualdez. Près de 200 sacs mortuaires étaient ainsi alignés jeudi matin à l’extérieur de la mairie. «Quand il y a une demande d’une communauté pour qu’on collecte cinq ou dix corps, quand nous arrivons, il y en a quarante», a-t-il ajouté. Beaucoup réalisent que des corps sont dans leur voisinage lorsque l’odeur des cadavres en décomposition émerge. L’édile estime que seuls 10% des corps ont été extraits des décombres. Il réclame «plus d’hommes et plus d’équipements», notamment pour acheminer les corps vers des fosses communes. «Je ne peux pas utiliser un camion pour collecter les cadavres le matin et l’utiliser pour distribuer de l’aide l’après-midi», prévient Alfred Romualdez. Lire la suite sur LeFigaro.fr

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Congo: les rebelles du Kivu

kivu-congoL’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs pousse à une reprise la plus rapide possible des pourparlers entre Kinshasa et le M23. La guerre a encore repris dans l’est de la République démocratique du Congo. Depuis quatre jours, l’armée régulière congolaise (FARDC), appuyée par les troupes de l’ONU, affronte les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) au nord de Goma, . L’offensive des FARDC a permis de reprendre le contrôle de toute la zone aux mains du M23.

«Cela marque quasiment la fin militaire du M23 », a affirmé Martin Kobler, le chef de la mission de l’ONU au Congo. Il n’est pas pour autant certain que cette victoire annoncée, l’une des rares enregistrées par les FARDC depuis 2006, soit une bonne nouvelle. «Il y a des risques énormes à ne prendre que le chemin de la guerre et à penser que la solution militaire est l’unique réponse », a ainsi souligné Russell Feingold, l’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs. Comme d’autres diplomates, l’Américain pousse à une reprise la plus rapide possible des pourparlers entre les deux ennemis à Kampala. Les négociations, engagées en décembre 2012, avaient été rompues le 21 octobre, ouvrant la voie aux combats de ces derniers jours. Lire la suite sur LeFigaro

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Russie/Iran: coopération militaro-technique

russie-iranSi la coopération militaire et militaro-technique entre Moscou et Téhéran a une longue histoire, ces dernières années, elle était de fait au point mort. Pourtant, des possibilités s’ouvrent à nouveau dans ce domaine, ce que confirme la première visite de militaires russes en Iran depuis l’élection du président Rohani.

Le commandant en chef de l’armée de l’air de Russie, le général Viktor Bondarev, a eu des pourparlers avec son homologue iranien Hassan Chahsafi, le commandant de la base de défense aérienne de Khatam al-Anbia Parzad Esmaili, et le commandant des forces aériennes et spatiales du Corps des gardiens de la révolution islamique Amir Ali Hajizadeh. Le général russe a également visité les bases de l’armée de l’air iranienne à Téhéran et à Isphahan, les entreprises d’entretien des MiG-29, des Boeing 707 et des C-130, ansi qu’un centre de formation de pilotes. A l’université des technologies aériennes Shahid Sattari, le général Bondarev a eu un entretien avec son commandant, Mohammad Bahchandeh.

A l’époque du chah, les deux pays entretenaient des contacts militaires assez étroits. Après la révolution islamique, dans les années 1990, la Russie est devenue pour l’Iran le principal fournisseur de technologies et d’armements, occupant 60 % dans ce segment des importations iraniennes. La Russie a livré à l’Iran des avions de combat MiG-29, Su-24MK, des systèmes de missiles sol-air S-200VE, trois sous-marins à propulsion diesel de classe Kilo et d’autres matériels, blindés compris. Le politologue Vladimir Evseev note qu’aujourd’hui, « la coopération militaire avec la Russie revêt une importance de principe pour Téhéran face à l’imprévisibilité des relations irano-américiaines, à l’incertitude quant au rapide règlement de la crise nucléaire iranienne ainsi qu’à l’abondance de problèmes régionaux dans lesquels l’Iran est impliqué. Pour sa part, Moscou voudrait également relancer les liens militaires avec l’Iran ».

A Téhéran, la délégation militaire russe a discuté de la coopération en matière de défense, depuis les liens entre les forces aériennes et la défense aérienne jusqu’aux questions de l’électronique, des radars et des systèmes de missiles sol-air en passant par l’échange d’information et de technologie dans l’aviation et la défense aérienne. Il a été également question de la coopération dans le domaine de la formation des pilotes de guerre, de l’entretien du matériel des forces aériennes, des missiles et radars de fabrication soviétique et de l’échange d’expérience entre experts de ce domaine.

S’agissant de la situation liée à l’ancien contrat de fourniture à l’Iran de systèmes de missiles russes S-300, ce contrat prévoyant la livraison de cinq systèmes pour un montant de 800 millions de dollars a été signé en 2007. En 2010, le président de la Russie Dmitri Medvedev a suspendu son exécution. L’Iran a alors deposé une demande en dommages-intérêts de quatre milliards de dollars au tribunal international, une demande qui n’a pas été encore examinée. Ces derniers temps, des informations paraissent d’après lesquelles Moscou n’exclurait pas des solutions alternatives, prévoyant les fournitures à l’Iran de systèmes similaires ou même plus modernes. D’une façon ou d’une autre, des aspects de cette situation ont été discutés au cours de la visite. Des experts militaires notent cependant que le commandant en chef de l’armée de l’air russe n’est pas habilité à mener des négociations officielles sur les S-300 et sur d’autres questions relatives aux fournitures des armements et du matériel de guerre à l’étranger.

Un dialogue entre les militaires de Russie et d’Iran a eu lieu. Les positions des deux pays dans le domaine de la coopération militaire et eu égard à ses perspectives ont été définies. Le directeur de l’Institut des estimations stratégiques Viktor Mizine s’est ainsi exprimé sur la portée politique de la visite en Iran du général Bondarev :

« En développant la coopération avec l’Iran, Moscou envoie un signal aux pays de l’Occident. Car la position de Russie a toujours consisté à prévenir la création de l’arme nucléaire en Iran mais sans recourir à des sanctions dures. Moscou se prononce pour le développement de relations normales avec Téhéran sans l’acculer au pied du mur, ce qui est une politique non productive. Bref, la coopération dans le domaine militaire est une coopération tout à fait normale, qui va se développer et s’étendre ».   N

Vladimir Sazhine
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L’armée libanaise à Tripoli

armee-libanL’armée libanaise a commencé à se déployer sous le feu des tireurs embusqués à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, après une semaine de violences ayant fait au total 14 morts et plus de 80 blessés, a constaté une journaliste de l’AFP.

Dans le quartier sunnite de Bab al-Tebbaneh, des blindés et des jeeps sont entrés par le nord mais leur progression a été ponctuée par des tirs de francs-tireurs auxquels les soldats ont riposté. Trois militaires ont été blessés par les tirs, selon la journaliste et les sources de sécurité.

Des hommes armés ont également brûlé des pneus à Bab al-Tebbaneh pour empêcher l’armée d’avancer.

Une source de sécurité a affirmé que l’armée avait terminé de se déployer dans le quartier alaouite de Jabal Mohsen, qui domine et fait face à Bab al-Tebbaneh.

Dans la rue de la Syrie, qui sépare les enclaves ennemies, les habitants se montrent sceptiques.

“Tout ceci est une farce. C’est la 18è fois depuis mai 2008 que l’on assiste à cela. En fait, l’armée fait un petit tour et s’en va. Il n’y a pas de solution”, assure Moustapha al Hajj, un retraité de 69 ans.

“Depuis huit jours, 400 familles ont quitté la rue de la Syrie, dont la mienne et nous dormons à la belle étoile, ma femme et mes trois enfants dans un jardin de la ville. Chaque mois c’est la même chose”, peste-t-il.

Depuis le 21 octobre, six habitants du quartier de Jabal Mohsen, majoritairement alaouite et acquis au président syrien Bachar al-Assad, et huit de Bab al-Tebbaneh, largement sunnite et partisan de la révolte contre le régime syrien, ont été tués.

Le bilan plus élevé chez les sunnites s’explique par le fait que Jabal Mohsen domine géographiquement Bab al-Tebbaneh, un quartier plus dense, et par la mauvaise organisation des groupes de combattants sunnites face aux alaouites qui relèvent tous de la même formation : le Parti arabe démocratique (PAD).

Les violences se sont multipliées à Tripoli, la deuxième ville du pays avec 200 000 habitants à 80% sunnites, au fur et à mesure que la Syrie, ancienne puissance tutélaire du Liban, s’enfonçait dans la guerre civile.

Les alaouites, qui représentent 7 à 8% de la population, se sont installés au début du 20è siècle, employés comme domestiques ou ouvriers agricole. Le reste sont des chrétiens.

Cette dernière série de violences a débuté le 21 octobre, au moment où était diffusée à la télévision une interview de M. Assad. Par mesure de sécurité, les écoles et les universités de la ville sont fermées depuis le milieu de la semaine.

source: Romandie.com